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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Grange-Batelière.

Ferme de la Grange-Batelière
Image illustrative de l’article Ferme de la Grange-Batelière
La ferme sur un plan de Paris de 1550
Type agriculture
Fin construction 1243
Destination initiale ferme, puis hôtel particulier
Destination actuelle détruit en 1847
Coordonnées 48° 52′ 24″ nord, 2° 20′ 26″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine (département)
Commune 9e arrondissement de Paris

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Ferme de la Grange-Batelière

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Ferme de la Grange-Batelière

La ferme de la Grange-Batelière était une ferme fortifiée construite en 1243[1].

Sommaire

SituationModifier

Elle était située à l'emplacement actuel du 9, rue Drouot dans le 9e arrondissement de Paris, donc un peu au nord de l'enceinte de Charles V et au sud du ruisseau de Ménilmontant actuellement rue de Provence[2].

HistoriqueModifier

Paris : « Les comtes de Laval avaient plusieurs maisons à Paris : l'une estoit vers les Porcherons, appelée la Grange-Batelière ou Gastelier, qui estoit composé de terres & de marais tenus à foy & hommage de l'evêque de Paris. L'austre estoit dans la R. St-Honoré, au coin de la rüe S. Thomas du Louvre. La troisième et la plus célèbre estoit à la rüe du Chaume au coin de celle de rüe de Paradis, Histoire de la ville de Paris, composée par D. Michel Félibien - Il s'agit de la Ferme de la Grange-Batelière, et de l'hôtel de Laval. ».

Appelée à l'origine Granchia Batilliaca ou Grange Bataillée, elle prend son nom en 1410[2].

Le fief de la Grange Batelière s'étendait sur 58 hectares des Champs-Élysées au chemin de Montmartre (actuelles rues Montmartre et du Faubourg-Montmartre). Il appartenait à l'archevêché de Paris, à la famille de Laval, puis, à partir de 1514, à Jean Vivien et à ses descendants ayant donné leur nom à la rue Vivienne[3]. Il est dans une lettre de Charles VI de France au profit des religieuses de l'Abbaye Saint-Antoine-des-Champs et contre Anne de Laval et Guy Turpin que l'an mil CCCC et seize ou environ, lesdites suppliantes firent adjourner ou Chastellet de Paris nostre bien amé Guy Turpin, chevalier et sa femme. Anne est propriétaire de la Grange-Batelière dont il est question et il est précisé plus loin, pour l'année 1420 que lesdits Turpin et sa femme feussent lors détenteurs.

La Grange-Batelière est ensuite cédée à Jean de Malestroit, évêque de Saint-Brieuc. Des lots sont détachés à compter de 1575 où sont construits des hôtels particuliers et des villas[1]. Au XVIIIe siècle, le bâtiment principal est transformé en hôtel particulier[2].

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Elle est détruite en 1847[1]. Le prolongement de la rue Drouot entre l'actuelle rue Rossini et la rue de Provence est créé sur son terrain.

Le coude de la rue Rossini indique la trace de l'angle sud-est de l'enceinte de la grange batelière[4].

La proximité du ru de Ménilmontant devenu le grand égout, recouvert à partir de 1760, sur lequel a été créée la rue de Provence est à l'origine de la légende de la rivière de la Grange Batelière.

RéférencesModifier

  1. a b et c J. Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, 75006 PARIS, Éditions Princesse, , 255 p. (ISBN 2-85961-019-7), p. 317
  2. a b et c Site de la mairie du 9e arrondissement
  3. Maurice Dumoulin, études de topographie parisienne. Tome II, Paris, imprimerie Daupelay-Gouverneur, , p. 145
  4. Alain Rustenholz, Les traversées de Paris, Evreux, Parigramme, , 647 p. (ISBN 2-84096-400-7). p. 192

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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