Rue de la Commune (Montréal)

voie de Montréal, Canada

Rue de la Commune
Description de cette image, également commentée ci-après
Rue de la Commune
Orientation Est/Ouest[1]
Débutant Rue Peel
Finissant Rue Saint-André
Longueur 2,3 km
Désignation 1970
Autrefois Rue des Commissaires
Attrait Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal
Vieux-Port de Montréal
Belvédère du Chemin-Qui-Marche
Géolocalisation sur la carte : Région métropolitaine de Montréal
(Voir situation sur carte : Région métropolitaine de Montréal)
Rue de la Commune (Montréal)

La rue de la Commune est une rue du sud du Vieux-Montréal.

D'orientation nord-sud, puis est-ouest, c'est une rue très fréquentée par les montréalais et les touristes puisqu'elle y longe le musée de Musée Pointe-à-Callière ainsi que les aménagements du Vieux-Port de Montréal. De plus, le parcours sinueux de la rue actuelle rend bien compte du cours original du fleuve Saint-Laurent à cet endroit et les bâtiments serrés qui la bordent constituent un ensemble unique d'architecture commerciale.

Origine du nomModifier

Sur le premier plan de la ville tracé par Dollier de Casson, le mot Commune est inscrit sur la bande de terre longeant le fleuve Saint-Laurent.

En , le gouverneur de Montréal, Paul Chomedey de Maisonneuve, concède en effet à Jean de Saint-Père un espace où faire paître en commun les animaux. Cette "commune" est une bande de terre, large d'un arpent et longue de 40 arpents, sur le bord du fleuve. Son nom rappelle les débuts de la colonie.

HistoriqueModifier

Sur cette rive, en effet, l'usage trace un sentier qui sert bien sûr de voie de communication mais aussi d'espace pour remorquer les bateaux et voiliers. Entre 1685 et 1689, on construit une palissade de bois pour protéger la ville des attaques des Iroquois. Plus tard, devant la menace anglaise, des fortifications de pierre sont érigées et complétées en 1744. Au sud de la ville, elles occupent la rue de la Commune actuelle.

En 1801, le gouverneur du Bas-Canada nomme trois commissaires chargés de démolir les fortifications et d'aménager l'espace ainsi récupéré au pourtour de la ville. Les murs sont démolis entre 1804 et 1810 et on trace une rue au sud, le long du fleuve, qu'on appelle rue des Commissaires.

Le sentier devenu rue voit la construction de bâtiments sur son côté nord, face à la rive, comme les élévateurs à grain à partir de 1879. Le port s'échelonne tout au long de la rue. Les premiers quais de pierre sont construits en 1834, et se rendent jusqu’à la place Jacques-Cartier. Ils poursuivent ensuite leur développement vers l'est de façon continue.

Le , la rue prend son nom actuel de « rue de la Commune ». Le réaménagement du port et sa transformation en parc public en 1992, ont redonné une vue au fleuve perdue depuis une centaine d'années.

RéférencesModifier

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  1. Au Québec, par convention, on entend par orientation est/ouest ce qui est parallèle au fleuve Saint-Laurent, même si, en réalité, le fleuve coule du sud-ouest vers le nord-est.

SourcesModifier