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Rue Vavin

voie parisienne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vavin.
6e arrt
Rue Vavin
image illustrative de l’article Rue Vavin
Vue de la rue.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Notre-Dame-des-Champs
Début 76, rue d'Assas
Fin 99, boulevard du Montparnasse
Morphologie
Longueur 375 m
Largeur 12 m
Géocodification
Ville de Paris 9679
DGI 9635

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Vavin
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Vavin est une rue du 6e arrondissement de Paris.

Sommaire

Situation et accèsModifier

Elle est entrecoupée par le boulevard Raspail et la rue Notre-Dame-des-Champs. C'est une rue commerçante où se trouvent beaucoup de magasins pour enfants.

Origine du nomModifier

Cette rue doit son nom à Alexis Vavin (1792-1863).

HistoireModifier

Cette voie a été ouverte en 1831 sur le tracé de l'ancien « passage de l'Ouest[1] », sur un terrain appartenant à Alexis Vavin, qui lui donna son nom[2].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • La rue Vavin débute rue d'Assas, en face d'une entrée du jardin du Luxembourg.
  • No 6 : le sculpteur animalier Florentin Brigaud y vit entre 1918 et 1958 ; une plaque lui rend hommage. Le cabaret-spectacle Carrousel de Paris y était situé de 1962 à 1985.
  • No 12 : la Librairie orientaliste Paul Geuthner a longtemps eu son siège dans ce bâtiment.
  • No 13 : le peintre et dessinateur Carlos Braché y vécut.
  • No 19 : au XIXe siècle, l'atelier a été occupé par le graveur Eugène-André Oudiné[3]. Entre 1881 et 1903 se trouvait à cette adresse l’École Guérin (École normale d'enseignement du dessin) rendue célèbre par les cours gratuits d'illustres artistes.
  • Face au no 24 : la place Laurent-Terzieff-et-Pascale-de-Boysson (inaugurée en 2015).
  • No 26 : immeuble à gradins (dit La Sportive) imaginé en 1912 par Henri Sauvage, et dont la façade classée est entièrement recouverte de faïence, raison pour laquelle il y est interdit de poser des plaques commerciales (sociétés, médecins, etc.). Dans les derniers étages existe un théâtre privé[4].
  • No  33 : il y fut ouvert, après la guerre de 1914-1918, le bal de la Boule blanche.
  • No  38 : Auguste Bartholdi demeura à cette adresse.
  • No  46 : la cantatrice et artiste peintre Spéranza Calo-Séailles (1885-1949) avait en ces lieux un studio où elle donna des concerts dans les années 1930[5].
  • No 50 : dans la seconde moitié du XIXe siècle se trouvait à cette adresse le siège de la Maison Voignier, fournisseur de tuyaux d'orgue, où s'approvisionnait notamment le célèbre facteur d'orgues parisien Aristide Cavaillé-Coll, mais aussi des facteurs moins connus, comme le facteur mosellan Joseph Géant, dans la seconde moitié de sa carrière.

RéférencesModifier

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 610.
  2. Pierre Lavedan, Histoire de l'urbanisme à Paris, Paris, Hachette, coll. « Nouvelle histoire de Paris », , 740 p. (ISBN 2859620125), p. 366.
  3. Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris disponible sur Gallica, 10 mai 1919, p. 1768.
  4. À ce propos, voir Jean-Baptiste Minnaert, Henri Sauvage, Paris, Éditions du Patrimoine, coll. « Carnets d'architectes », , 192 p. (ISBN 9782884742382).
  5. Manuel Cornejo et Dimitra Diamantopoulou, Spéranza Calo-Séailles, une Grecque à Paris et à Antony. Une cantatrice et artiste oubliée, texte en ligne [1].

Liens externesModifier