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Rue Nationale (Tours)

rue de Tours
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rue Nationale.

Rue Nationale
Image illustrative de l’article Rue Nationale (Tours)
La rue Nationale en 2017.
Situation
Coordonnées 47° 23′ 35″ nord, 0° 41′ 16″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Blason tours 37.svg Tours
Début Pont Wilson
Fin place Jean-Jaurès et avenue de Grammont
Morphologie
Type Rue
Longueur 700 m
Histoire
Création XVe siècle
Anciens noms Traversaine, Rue Royale

Géolocalisation sur la carte : Tours

(Voir situation sur carte : Tours)
Rue Nationale

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Rue Nationale

La rue Nationale est l'une des rues de la ville de Tours.

Situation et accèsModifier

La rue Nationale est située dans l'hypercentre de Tours, longue de 700 mètres, elle s'étend sur un terrain plat du nord au sud. Elle relie la place Anatole-France (où débouche le pont Wilson) et l'avenue de Grammont. C'est l'une des plus anciennes et les plus commerçantes de la ville qui coupe en deux le Vieux-Tours et constitue l'une des principales artères de la ville.

Son tracé rectiligne s'inscrit au centre d'une très belle perspective, appelée l'axe majeur de six kilomètres et constituée (du nord au sud) par l'avenue de la Tranchée, le pont Wilson, la rue Nationale et l'avenue de Grammont.

La partie nord de la rue est plus large que la partie sud.

Depuis l'implantation du tramway en 2013, la rue Nationale devient piétonne. Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, la rue est reconstruite avec des bâtiments modernes.

Origine du nomModifier

La voie porte successivement les noms de rue Du Cluzel, de Choiseul, de l'Armée d'Italie (1798), d'Indre-et-Loire (1801), Napoléon (1808), Neuve, Royale (1816) avant d'être appelée rue Nationale par une délibération du conseil municipal du [1].

HistoriqueModifier

De la rue Royale à la rue NationaleModifier

La rue Nationale, anciennement rue Royale, est réellement percée à partir de 1777 selon les plans de Jean Cadet de Limeray bien qu'il existât avant une rue Taversaine[2]. Ce projet fit basculer l'axe de la ville, si anciennement il était est-ouest avec les rues du Commerce et Colbert, il devient désormais nord-sud au droit de l'église Saint-Julien.

En 1840 sous le mandat du maire Walvein la rue n'est pas encore finie, néanmoins tous les aménagements et toutes les constructions qui y sont faits maintiennent une harmonie, une unité. Les façades doivent impérativement être symétriques, ainsi par exemple des bâtiments remarquables sont édifiés en miroir de part et d'autre de la rue (place Anatole France) face à la Loire.

Sous le mandat du maire de Tours Jules Charpentier (1882-1884) la « rue Royale » est débaptisée : elle devient alors la « rue Nationale ».

En 1940, les bombardements vont anéantir partiellement la rue Nationale. Après la guerre, Camille Lefèvre propose un projet pour réorganiser la rue. Mais c'est l'architecte Pierre Patout qui obtient la reconstruction. Il est décidé de ne pas reconstruire à l'identique les bâtiments remarquables qui bordaient la rue. La partie Nord est totalement détruite, puis élargie d'environ 10 mètres.

Jusqu'à la fin de la construction de l'autoroute A10 en 1981, la rue Nationale est très empruntée, voire encombrée. Elle se situe en effet sur l'axe majeur reliant l'Espagne à Paris (ex RN10).

Au début de la rue se trouvent la Bibliothèque centrale de Tours, l'église Saint-Julien (ancienne abbaye), et le Musée du Compagnonnage. Au no 17 se trouvait l'hôtel du Faisan à grande réputation et au no 39 la maison de naissance d'Honoré de Balzac.

Période contemporaineModifier

Depuis le début du XXIe siècle et jusqu'en 2013, la rue est traversée, dans sa moitié nord, par deux voies automobiles et deux voies bus, et, dans sa seconde moitié, uniquement par les piétons et les transports en communs. La rue est entièrement bordée de commerces.

Depuis septembre 2013, le tracé du tramway de Tours passe par la rue Nationale (en implantation centrale) où se situent deux arrêts ; les bus n'y circuleront alors plus. La restructuration totale de la rue Nationale est alors réalisée pour l'occasion. Le goudron disparait totalement pour laisser place à des pavés et la rue est rendue entièrement piétonne[3],[4].

En 2016, c'est le haut de la rue Nationale, renommé « Porte de Loire », qui concentre de nouveaux projets. Des bâtiments composés d'un rez-de-chaussée uniquement et accueillant des commerces sont détruits cette année. La ville espère en lieu et place l'implantation de trois bâtiments modernes contenant deux hôtels de luxe, une centaine d'appartements et des commerces. Prévu pour 2020, le projet a été plusieurs fois retardé[5],[6].

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Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

  • Les grandes enseignes sont présentes rue Nationale et dans la « galerie Nationale » (partie sud de la rue).
  • L'hôtel de Beaune-Semblançay donnait sur la rue avant sa destruction
  • L'église Saint-Julien, ancienne abbaye de Saint-Julien
  • La fontaine du Cluzel (détruite)
  • Hôtel Papion du Château, puis Manufacture Royale de damas et de velours (détruit partiellement)

Habitants célèbresModifier

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Notes, sources et référencesModifier

  1. Geneviève Gascuel, À la découverte des noms des rues de Tours, Montreuil-Bellay, CMD, , 288 p. (ISBN 978-2-8447-7024-0), p. 203.
  2. Histoire de Tours p. 47, Privat, 1985 (ISBN 2-7089-8224-9)
  3. PLU de Tours
  4. Supplément Ville, Rail et Transports p. 6
  5. NRCO 26/03/11
  6. Tours : votre future rue Nationale