Renforcement

En psychologie, le renforcement est un procédé qui augmente la probabilité de répétition d'un comportement[1]. Les théories sur l'apprentissage par renforcement sont étudiées par la psychologie béhavioriste et font l'objet de nombreuses applications visant à modifier les comportements animaux et humains.

B.F. Skinner fut le premier à en étudier systématiquement les effets sur des rats et des pigeons.

Le renforcement positif consiste à donner au sujet un stimulus agréable, c'est un événement qui augmente la fréquence d'apparition d'un comportement grâce à l'apparition d'un stimulus agréable.

Le renforcement négatif consiste à supprimer un stimulus. C'est un événement qui augmente la fréquence d'apparition d'un comportement grâce à un retrait ou à l'arrêt d'un stimulus.

Les renforçateurs primaires sont des stimuli qui augmentent la probabilité d'une réponse et qui, comme la nourriture, comblent un besoin biologique.

Les renforçateurs secondaires sont des stimuli qui augmentent la probabilité d'une réponse et qui, comme l'argent et les biens matériels, n'ont pas de valeur biologique intrinsèque.


Les limites du conditionnement par renforcement sont à connaître avant de commencer à l'utiliser.

La motivation de l'enseignant et de l'apprenant sont différentes.

Il est utile que l'enseignant soit bien formé à l'utilisation de renforçateurs car ils ont un impact très fort sur le état émotionnel et psychologique de l'apprenant.


L'incohérences dans l'utilisation de renforçateurs peut induire chez le sujet apprenant l'impuissance apprise.

C'est pour cela que le conditionnement opérant ou non, par renforcement positif ou négatif doit être utilisé en toute connaissance des impacts émotionnels et psychologiques parfois irréversibles pour le sujet.

Un déconditionnement est parfois utile, pratiqué par un expert. Il n'aboutira pas toujours à la résolution complète des troubles comportementaux engendrés mais pourra soulagée en partie la souffrance émotionnelle de l'apprenant.

Notes et référencesModifier

  1. Karen Huffman, Mark et Judith Vernoy,Psychologie en direct - 2e édition, Modulo, Mont-Royal, 2000, p. 227

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