Rachel Bespaloff
Naissance
Nova Zagora (Bulgarie)
Décès (à 53 ans)
South Hadley (États-Unis)

Rachel Bespaloff (née le à Nova Zagora, en Bulgarie et morte par suicide le à South Hadley, dans le Massachusetts (États-Unis)[1] où elle s'était réfugiée, après avoir été contrainte de fuir la France) est une écrivaine et philosophe franco-américaine de langue française, fille de Daniel Pasmanik, théoricien du sionisme.

BiographieModifier

Elle est originaire d'une famille juive d'Ukraine. Sa mère : Debora Perlmutter, est professeur de philosophie, et son père : Daniel Pasmanik 1869-1930), médecin, est un des leaders et théoriciens du mouvement sioniste, En 1897, sa famille s'établit à Genève où elle deviendra l'étudiante d'Ernest Bloch. Mariée à Paris, elle a une fille en 1927: Naomi. La famille s'installe à Saint-Raphaël d'où elle se rend souvent à Paris, puis au Domaine Beaulieu à Solliès-Pont, propriété de son mari. En mai 1942, elle émigre avec sa famille aux États Unis pour fuir le péril nazi. De 1942 à 1945, elle collabore au service international de radio télévision du gouvernement américain "The voice of America". De 1943 à 1949, elle enseigne à l'université "Mount holyoke college" de South Hadley, Mass.

Son œuvre se caractérise par une lecture existentielle de Søren Kierkegaard, Gabriel Marcel, André Malraux, etc. Découvrir l'être derrière l'écrit est son credo. Elle est connue entre autres pour son essai sur l'Iliade. Elle a été parmi les premiers en France à lire Martin Heidegger.

Elle a été l'amie de Léon Chestov et de Jean Wahl.

Elle se suicide au gaz le à South Hadley, dans le Massachusetts (États-Unis)[2].

ŒuvresModifier

  • De l'Iliade, 1943, repris par Ed Allia, (ISBN 9782844851611)
  • Lettres à Jean Wahl - 1937/1947 "Sur le fond le plus déchiqueté de l'histoire", éd. Claire Paulhan 2003, (ISBN 2-912222-19-2)[3]
  • Cheminements et Carrefours, éd. Librairie philosophique Vrin; 1938, rééd. 2004, (ISBN 2711617165) [4]
  • Sur Heidegger (Lettre à Daniel Halévy), éditions de la Revue Conférence, 2009, (ISBN 978-2912771247)
  • « Lettres à Boris de Schloezer » (1942-1946), présentées et annotées par Olivier Salazar-Ferrer, Conférence, n°16, 2003, p.407-459, (ISBN 2-912771-11-0)
  • « Lettres à Boris de Schloezer » (1942-1946), présentées et annotées par Olivier Salazar-Ferrer et Christophe Carraud, Conférence, n°17, 2003, p. 521-565, (ISBN 2-912771-12-9)
  • « La Double appartenance », présenté par Olivier Salazar-Ferrer, Conférence, n°12, printemps 2001, p.759-776, (ISBN 2-912771-07-2)
  • « Le monde du condamné à mort », in Les carrefours de Camus, revue Esprit, janvier 1950 (posthume)

RéférencesModifier

  1. Collectif, Le Dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes (ISBN 2721006517, lire en ligne).
  2. (en) Christopher E. G. Benfey et Karen Remmler, Artists, intellectuals, and World War II : the Pontigny encounters at Mount Holyoke College, 1942-1944, Univ of Massachusetts Pr, , 294 p. (ISBN 9781558495302 et 1558495304), p. 218.
  3. http://www.clairepaulhan.com/auteurs/rachel_bespaloff.html
  4. http://www.persee.fr/doc/phlou_0776-555x_1938_num_41_60_3928_t1_0609_0000_2

BibliographieModifier

  • Olivier Salazar-Ferrer, « Rachel Bespaloff et Benjamin Fondane devant Chestov », Europe, n°960, avril 2009, p.137-149, (ISBN 978-2-351-50023-1)
  • Olivier Salazar-Ferrer, « article Bespaloff » dans Jeanyves Guérin (dir.), Dictionnaire Albert Camus, Paris, Robert Laffont, 2009, p. 86-87, (ISBN 978-2-221-10734-8)
  • Olivier Salazar-Ferrer, Rachel Bespaloff et la nostalgie de l'Instant, Cahiers Léon Chestov, n°3, 2003, p.55-63.
  • Ramona Fotiade et Olivier Salazar-Ferrer (dir.), Cahiers Léon Chestov, « Chestov-Bespaloff », n°8, 2008.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier