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Régime des ligues et bannières

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Huit Bannières.

Le régime des ligues et bannières (chinois : 盟旗制度 ; pinyin : méngqí zhìdù) désigne une administration des territoires, dans les régions contrôlées par les peuples mongols[1].

Hiérarchie et subdivisionsModifier

LiguesModifier

Les ligues (, méng ; mongol : ᠠᠶᠢᠮᠠᠭ, VPMC : ayimaγ, cyrillique : аймаг, MNS : aimag ; kazakh : Аймақ ; altaï : аймак) sont des divisions administratives les plus élevées.

En 1691, les mandchous divisent la partie occidentale de la Mongolie-Extérieure en trois ligues, Dzasagtu khan aimag, Tüsheet khan aimag et Setsen khan aimag, chacune gouvernée par un khan, dont le titre est également celui de la ligue. En 1725, un quatrième est créé en séparant une partie du Tüsheet khan aimag, la Sain noyon aimag (mn). C'est également le terme utilisé en langue altaï, pour les raïons de la république de l'Altaï, en fédération de Russie.

Elles sont toujours utilisées en Mongolie-Intérieure, traduites généralement sous le nom de Ligue, plus rarement en Meng. Elles sont également utilisées en Mongolie et sont traduites par aïmag ou par province. Ce terme était également utilisé au Kazakhstan, pour la région de Jetyssou[2] (aujourd'hui Oblys d'Almaty).

BannièresModifier

Les ligues regroupent plusieurs subdivisions du niveau inférieur appelées bannières (,  ; mongol : ᠬᠣᠰᠢᠭᠤ, VPMC : qosiɣu, cyrillique : хошуу, MNS : khoshuu ; touvain : Кожуун « Kozhuun »).

Les bannières de l'ancien Tannu Uriankhai sont toujours utilisées à Touva, parfois translittérées en kozhuun ou parfois traduites en bannières ou provinces, ainsi qu'en Mongolie-Intérieure (voir bannières). Les bannières autonomes, en Mongolie-Intérieure, sont un cas particulier. Elles sont l'équivalent des xians autonomes dans le reste de la Chine, comme ceux-ci, elles représentent d'avantage une minorité qui n'est pas celle majoritaire dans sa région, mais l'est dans cette subdivision.

FlèchesModifier

Le niveau inférieur est le sumu (chinois : 苏木 ; pinyin : sūmù ; mongol : ᠰᠤᠮᠤ, VPMC : sumu, cyrillique : сум, MNS : sum ou « balle »).

Ils sont toujours utilisés en Mongolie, on les traduit aujourd'hui par les termes sum ou district, ainsi qu'en Mongolie-Intérieure, souvent traduits en soum.

HistoireModifier

Ces Bannières sont des unités administratives qui ont été créées par les empereurs mandchous de la dynastie Qing en 1649 pour organiser les tribus mongoles. Les limites n'étant pas toujours indiquées clairement, cela provoquait différentes disputes au sujet des bornes entre les bannières[3].

Les Khalkhas de Mongolie du Nord se soumettent aux Mandchous en 1691, ceux-ci y appliquent alors le régime des ligues et bannières[4].

Ces subdivisions administratives étaient encore utilisées lors de l'établissement de la République de Chine, en 1912, notamment dans la province du Qinghai ainsi qu'en Mongolie-Intérieure.

En 1946, ces divisions sont redécoupées au Qinghai et sont nommées Shezhiju (zh) (设治局, shèzhìjú).

En Mongolie-intérieure, le nombre des ligues et bannières a été réduit récemment, mais il en subsiste toujours quelques-unes.

Il reste trois ligues en Mongolie-intérieure, comportant un nombre plus important de bannières.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (zh) « 盟旗制度 », sur 中華百科全書 (Taïwan)
  2. voir kk:Жетісу
  3. (Van Hecken et C.I.C.M. 1960, p. 276)
  4. (en) Kamimura Akira, A Preliminary Analysis of Old Mongolian Manuscript Maps: Towards an Understanding of the Mongols’ Perception of the Landscape (lire en ligne), p. 14

BibliographieModifier

Articles connexesModifier