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Un quipucamayoc est un comptable dans l'empire inca. Pour tenir la comptabilité, et en l'absence de système d'écriture, les quipucamayocs utilisent le système des quipus, un objet fait à base de cordelettes comportant des nœuds.

Les quipusModifier

La justice redistributive qui régnait dans l'empire inca aurait été impossible sans le quipu qui facilitait le calcul exact des produits et des dépenses.

Le quipu était en réalité un système mnémotechnique de calcul, constitué d'une corde horizontale de laquelle pendaient d'autres cordes tressées de différentes longueurs. Des nœuds étaient disposés sur ces cordes tressées, à des intervalles variables. Lorsque le quipu était déployé, ils se trouvaient en relation avec d'autres nœuds sur d'autres cordes.Les nœuds les plus proches de la corde principale indiquaient les milliers ou les centaines selon les types de calculs effectués. Les suivants sur la corde représentaient les centaines ou les dizaines et les nœuds inférieurs les dizaines ou les unités.

De petits bâtons ou des brins de laine de couleur étaient attachés à la corde principale pour indiquer le type d'objet comptabilisé sur chaque quipu[1].

Rôle des quipucamayocModifier

Ces comptables enregistraient au moyen des nœuds les quantités de laine ou de maïs engrangés dans les magasins royaux, le nombre de paires de sandales que l'on en retirait et même le nombre de naissances survenues dans différentes régions.

La technique était difficile ce qui explique que chacun d'eux se spécialisait dans un domaine particulier (militaire, économique, démographique, etc.). Il transmettait ses enregistrements à son supérieur qui, à son tour, les passait à un collègue jusqu'à ce qu'ils arrivent à Cuzco où étaient détenus les comptes généraux de l'Empire.

Comme le quipu n'était lisible que par son auteur, le quipucamayoc devait instruire l'un de ses fils pour qu'il puisse le remplacer en cas de nécessité[1].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ariane Vaneigem, L'Amérique en 1492, Paris, Librairie Larousse, 17 rue du Montparnasse, , p. 163