Pyramide de Couhard

pyramide à Autun (Saône-et-Loire)

La pyramide de Couhard (également appelée pierre de Couhard[3], anciennement pierre de Couart) est un monument antique se dressant à proximité de l’ancienne nécropole du « Champ des Urnes » à Autun, commune française de Saône-et-Loire. Cette pyramide, qui surplombe la ville d’Autun, fut sans doute construite au Ier siècle apr. J.-C.

Pyramide de Couhard
Autun Pyramide de Couhard.jpg
La Pyramide de Couhard, face Sud-Ouest
Présentation
Type
Monument funéraire
Style
Antiquité
Construction
Ier siècle ap. J.-C.
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Pierre de CouhardVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
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La pyramide de Couhard a été classée monument historique par la liste de 1840[2].

ÉtymologieModifier

Son nom provient du hameau de Couhard, près duquel le monument se situe.

DescriptionModifier

Le monument est constitué des restes d'une pyramide de base carrée qui faisait 10,50 m de côté et 22,65 m de hauteur. Le monument ne contient pas de chambre intérieure[4].

Fonction du monumentModifier

La pyramide se dressait dans une des grandes nécropoles de la cité romaine d’Augustodunum, l’ancienne Autun : les cimetières de toutes les villes romaines se situaient toujours en dehors des murailles. La pyramide de Couhard, dont l’interprétation a donné lieu à de nombreuses controverses, était donc très probablement un monument funéraire : un tombeau recouvrant les restes d’un défunt, ou un cénotaphe célébrant sa mémoire.

Cependant, la fonction de grue reste à analyser, les éventuelles pièces en bois ayant disparu avec les années, ce qui expliquerait sa structure pleine (afin de soutenir les charges levées) et sa proximité avec un cours d'eau à l'époque (chargement/déchargement de bateaux)[5].

ArchitectureModifier

 
La pierre de Couart d'après une aquarelle du XVIIIe siècle (Jean-Baptiste Lallemand, 1716-1803). Bibliothèque nationale de France.

Seul le blocage intérieur nous est parvenu. Il était recouvert d’un parement régulier formant une pyramide et atteignait environ 33 mètres.

D’après un plan de la ville d’Autun datant de l’époque de François Ier, la pyramide aurait jadis été recouverte d’un parement de marbre blanc.

FouillesModifier

La pyramide apparaît aujourd’hui percée d’un orifice, dû à des fouilles effectuées en 1640 par l’abbé de Castille. Ce dernier, qui espérait tomber sur une salle interne, ne trouva rien, l’édifice étant comble. Le monument suscita bien des interprétations, des controverses et des hypothèses. En 1802, Joseph de Rosny, auteur de l’Histoire de la ville d’Autun, connue autrefois sous le nom de Augustodunum, rappelle que beaucoup y voyaient le monument du druide Divitiacos, à la suite de la prétendue découverte au XVIIe siècle d'une médaille d’or sur laquelle auraient été inscrits les mots « Gloria Ædorum druidumque »[6]. Au XIXe siècle, d’autres fouilles ont eu lieu, infructueuses elles aussi.

En 1840, lors de travaux visant à rénover la base de l’édifice, des sondages sont entrepris par MM. Desplaces et Martigny, qui étudient les fondations de la pyramide. Des sondages ont aussi lieu en 1801 et 1877[7]. En 1960, on trouve à la base du monument une « tablette magique » en plomb (15,8 × 5,8 cm) du IIe siècle portant des inscriptions en latin et en grec, ainsi qu’une grande croix. Celle-ci se trouve aujourd’hui au musée Rolin d’Autun[4].

Texte de la tablette[8]Modifier

ONESIFORVS
MVSCLOSVS
CARPVS
ATTIANVS
NEPOS VERACIS
TITVS

ΑΒΡΑΣΑ
ΑΒΡΑΣΑΞ
ΔΑΜΝΑΜΕΥΣ
ΚΟΜΠΩΘ
ΘΙΦΕΡΙΘ
ΓΩΜΑΤΟΥ
ΣΑΒΑΛΘΩΥΘ
ΒΙΣΩΤΟΡΘ
ΔΕΘΕΡΘ

Notes et référencesModifier

  1. Coordonnées Géoportail
  2. a et b Notice no PA00113096, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Carte IGN 1:25000 - Autun 2825E.
  4. a et b « Image - Plaque d'information de la pyramide »
  5. Hypothèse à creuser
  6. Joseph de Rosny, Histoire de la ville d’Autun, connue autrefois sous le nom de Bibracte, capitale de la république des Éduens, Autun, Dejussieu, , 352 p., p. 234.
  7. Paul-Marie Duval et Pierre Quoniam, « Relevés inédits des monuments antiques d'Autun (Saône-et-Loire) », Gallia, vol. 21, no 1,‎ , p. 155–189 [186] (DOI 10.3406/galia.1963.2385).
  8. « Epigraphische Datenbank Heidelberg », sur edh-www.adw.uni-heidelberg.de (consulté le 6 juillet 2020)

BibliographieModifier

  • Paul-Marie Duval, « Relevés inédits des monuments antiques d'Autun (Saône-et-Loire) », Travaux sur la Gaule (1946-1986), Publications de l'École française de Rome,‎ , p. 1001-1043 (lire en ligne)

Voir aussiModifier