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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le combat de 1798. Pour la prise de la ville en 1365, voir croisade d'Alexandrie.
Prise d'Alexandrie
Description de cette image, également commentée ci-après
La prise d'Alexandrie, bas relief de l'arc de triomphe à Paris.
Informations générales
Date 14 messidor an VI ()
Lieu Alexandrie
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau de l'Empire ottoman Empire ottoman
Commandants
Napoléon BonaparteKoraim Pacha
Forces en présence
4 000 à 5 000 hommes500 hommes[1]
Pertes
de très légères[1],[2] à 300 hommes[3]inconnues

Campagne d'Égypte

Batailles

Guerre de la Deuxième Coalition
St George's Caye (navale) · Nicopolis · Corfou · Copenhague (navale) · Algésiras (navale)


Campagne de Hollande
Callantsoog · Vlieter · Zyp · Bergen · Alkmaar · Castricum


Campagne de Suisse
Ostrach · Feldkirch · 1re Stockach · Winterthour · 1re Zurich · Saint-Gothard · 2e Zurich · Engen · 2e Stockach · Moesskirch · Biberach · Erbach · Höchstädt · Ampfing · Hohenlinden


Campagne d'Égypte
Prise d'Alexandrie · Chebreiss · Pyramides · 1re Aboukir · Sédiman · Caire · El Arish · Jaffa · Saint-Jean-d'Acre · Mont-Thabor · 2e Aboukir · Damiette · Héliopolis · 3e Aboukir · Mandora · Canope · Siège d'Alexandrie


2e Campagne d'Italie
Vérone · Magnano · Cassano · Bassignana · Trebbia · Mantoue · Novi · Genola · Montebello · Gênes · Marengo · Pozzolo

Coordonnées 31° 11′ 53″ nord, 29° 55′ 09″ est

Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient

(Voir situation sur carte : Moyen-Orient)
Prise d'Alexandrie

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Prise d'Alexandrie

La prise d'Alexandrie est la première opération sur le sol égyptien lors de l'expédition d'Égypte. Le 14 messidor an VI (2 juillet 1798), l'armée française débarque et enlève la place d'Alexandrie aux mains des janissaires.

Sommaire

ContexteModifier

Article détaillé : Campagne d'Égypte.

Après avoir pris l'île de Malte, la flotte française fait voile vers l'Égypte. Le général en chef Bonaparte et l'amiral Brueys savent que la flotte anglaise de l'amiral Nelson est à leur recherche. Le 21 juin 1798, la flotte anglaise dépasse la flotte française sans la voir[4], reconnait la côte égyptienne le 26[5] puis reprend ses recherches en direction de la Grèce.

Ignorant le passage de l'escadre de Nelson, Bonaparte arrive en vue d'Alexandrie le 1er juillet. Pour éviter toutes mauvaises surprises venant de la mer, la décision est prise de débarquer immédiatement[6].

DéroulementModifier

 
Kléber blessé devant Alexandrie, gravure de Pannemaker
 
Plan de la ville d'Alexandrie et de ses deux ports.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 1798, 7 000 hommes[6] sont débarqués dans l'anse du Marabout à 13 km de la ville[3]. Sans attendre l'artillerie ou la cavalerie dont la houle retarde le débarquement, Bonaparte marche de nuit[2] sur la ville à la tête de 4 000[2],[7] à 5 000 hommes[3].

La tentative de pourparlers française est accueillie par une fusillade[2]. Devant le très mauvais état des fortifications, Bonaparte décide d'ordonner l'assaut sans attendre l'artillerie[2].

Les français se répartissent en trois colonnes. À gauche[7], Menou attaque le « fort triangulaire »[3] et y reçoit sept blessures[8]. Kléber au centre et Bon à droite[7] attaquent les portes de la ville[3]. Kléber reçoit une balle au front mais n'est que blessé et après une assez vive fusillade dans la ville, les français prennent le contrôle d'Alexandrie.

ConséquencesModifier

Après la prise de la ville, le corps expéditionnaire français bénéficie d'une base d'opérations. Cependant, l'état de délabrement de la ville ainsi que l'aspect désertique des environs pousse l'armée française à s'engager rapidement vers l'intérieur des terres. Tandis qu'il marche vers le Nil, Bonaparte laisse à Alexandrie une garnison de 2 000 hommes sous les ordres de Kléber, convalescent, tandis que Menou va prendre le commandement de Rosette[7].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Smith 1998, p. 140
  2. a b c d et e Bainville 1997, p. 31
  3. a b c d et e Tulard 1999, p. 64
  4. Brégeon 1998, p. 106
  5. Fleury 2004, p. 346
  6. a et b Brégeon 1998, p. 107
  7. a b c et d Brégeon 2002, p. 180
  8. Tulard 1999

BibliographieModifier