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Primerose (pièce de théâtre)

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Primerose
dessin de Yves Marevéry, 1911
dessin de Yves Marevéry, 1911

Auteur Gaston Arman de Caillavet, Robert de Flers
Genre Marivaudage
Nb. d'actes 3 actes
Sources Comœdia
Illustrateur Yves Marevéry
Date de création en français
Lieu de création en français Comédie-Française
Lieux de l'action
  • Acte I : salon du château de Plélan, en Anjou
  • Acte II :
  • Acte III : petit salon chez Madame de Sermaize

Primerose est une pièce de théâtre de Gaston Arman de Caillavet et Robert de Flers, représentée pour la première fois le à la Comédie-Française[1]

La pièceModifier

La pièce est un marivaudage.

Mlle Primerose de Plelan aime M. Pierre de Lancry. M. Pierre de Lancry aime Mlle Primerose de Plelan. Cet amour est, de part et d'autre, posé comme immuable et définitif, sans aucune altération sensible, au cours de la pièce. Toute la famille de Primerose — le comte de Plelan, son père, le cardinal de Mérance, son oncle, la comtesse de Sermaize, sa marraine — consent et applaudit d'avance au mariage. Pierre est peut-être un peu grisonnant pour Primerose, mais on sait que le goût des jeunes filles est qu'on puisse prendre leur mari pour leur père.

DistributionModifier

Rôles Première

Comédie-Française[1]
Mlle Primerose de Plelan Marie Leconte
Pierre de Lancry Georges Grand
Le comte de Plelan, son père Léon Bernard
Le cardinal de Mérance, son oncle Maurice de Féraudy
La comtesse de Sermaize, sa marraine Blanche Pierson
Donatienne, religieuse Berthe Bovy
Denis, maître d’hôtel des Plélan Jean Croué
Edmond Lesseigne
S. David Garay
De Layrac, camelot du roi Charles Granval
Le docteur Fardin Ravet
H. de Plélan, frère de Primerose Jacques Guilhène
Un reporter Gerbault
Montureux Georges Le Roy
La baronne de Montureux Suzanne Devoyod
Madame de Champvernie, amoureuse de Pierre Mlle Prévost
Madame Janvry J Faber
Mme Starini, cantatrice mondaine Jeanne Even
Une soubrette Andrée de Chauveron
Champverni Berteaux
Un domestique Chaize

Premier acteModifier

La jeune Primerose, sitôt assurée de son propre amour, veut lever au plus tôt l'incertitude, et se déclare à Pierre par un billet parfaitement péremptoire. A cette déclaration, Pierre commence à répondre, quand une nouvelle brutale vient le couper dans son préambule. La banque d'Amérique où était déposée toute sa fortune vient de sauter; le voilà forcé de s'expatrier pour quelques années ; le voilà sans doute ruiné. L'aveu qu'il allait prononcer s'arrête aussitôt. Il estime qu'il n'a plus le droit d'épouser Primerose, que son devoir est de trancher dans le vif, et quand la jeune fille lui demande : « Oui ou non, m'aimez-vous? », il répond : « Je suis votre ami bien tendre, Primerose, mais je ne vous aime pas d'amour ».

Deuxième acteModifier

La dépêche fatale avait exagéré la situation et après liquidation de ses affaires, il est revenu d'Amérique très riche. Primerose, dans l'intervalle, est entrée dans une maison de la régie de Sainte-Claire. Pierre ne l'aimant pas, elle a vêtu la robe de bure et la cornette, et soigne les enfants malades à l'infirmerie du couvent. Elle n'a pas encore prononcé ces vœux définitifs. Primerose, bien que toujours amoureuse, se sent un peu trop pacifiée déjà par la règle et l'habitude monastiques; elle se sent dépaysée dans une conversation d'amour. Rejetant ainsi jusqu'à l'idée d'un mariage possible, elle juge de son devoir d'adoucir la peine de Pierre, de lui faire entrevoir, après la guérison, une autre vie, peut-être un autre mariage, de parler et d'agir, en un mot, comme si tout amour était mort en elle, et pour toujours.

Troisième acteModifier

Un fait nouveau est survenu. L'établissement des Clarisses a été fermé par mesure administrative. La jeune fille, sécularisée malgré elle, trouve asile chez Mme de Sermaize. Pierre est l'hôte assidu de la maison. Primerose est prisonnière d'un nouveau sentiment qui est un attachement, par point d'honneur, à la communauté dont elle est séparée malgré elle, un scrupule de fidélité et de solidarité, une peur de paraître profiter, pour son avantage personnel, de l'événement déplorable. Pierre est retenu par une sourde rancune. Les conseils charitables de Primerose l'ont piqué au vif ; il s'est efforcé de les prendre au sérieux et d'aménager autrement sa vie. Primerose, emportée par un mouvement de jalousie, provoque, involontairement, une explication, et comme ces amoureux sont toujours d'accord, il suffit de s'expliquer une bonne fois pour s'entendre, rien ne s'oppose plus à leur réunion. Ils se marieront donc, à la grande joie de la douairière, et au grand soulagement du cardinal qui, pour peu que le rapprochement eût tardé, allait s'atteler lui-même à la besogne.

Adaptation cinématographiqueModifier

Références et notesModifier

  1. a et b Léon Blum, « Primerose », Comoedia, no 1471,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2017).