Place Kotziá

place d'Athènes, Grèce
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La place Kotziá (grec moderne : Πλατεία Κοτζιά, « place Kotzias »), officiellement « place de la Résistance nationale » (Πλατεία Εθνικής Αντίστασης) est une place du centre historique d'Athènes entre la rue Athinás et la rue Aiólou, à mi-chemin entre la place Omónia et Monastiráki.

Place Kotziá
Image illustrative de l’article Place Kotziá
La place Kotziá vue depuis l'angle sud-est, avec la mairie d'Athènes en arrière-plan.
Situation
Coordonnées 37° 58′ 54″ nord, 23° 43′ 41″ est
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Région Attique
Ville Athènes
Morphologie
Type Place
Longueur 110[1] m
Largeur 85[1] m
Histoire
Monuments Hôtel de ville d'Athènes, Banque Nationale, Megaro Mela

Sur cette place se trouvent notamment la mairie d'Athènes et la Banque nationale de Grèce. Lors de travaux d'aménagement, on a retrouvé au niveau de la Banque nationale de nombreuses traces archéologiques dont les restes de la porte et du chemin d'Acharnes, ainsi que plusieurs tombes.

Localisation et descriptionModifier

La place Kotziá est une place à l'italienne, formée par quatre rues : la rue Athinás à l'ouest, la rue Aiólou à l'est, la rue Efpólidos au nord et la rue Kratínou au sud. La rue Athinás permet de rejoindre en quelques minutes la place Omónia, au nord.

La place abrite plusieurs bâtiments officiels, dont l'hôtel de ville d'Athènes à l'ouest, la Banque nationale à l'est et le Megaro Mela au sud[2],[3]. Le marché municipal d'Athènes, construit en 1878 et inauguré en 1886, est également situé à proximité. Au centre de la place, une fontaine rectangulaire accueille en son centre une sculpture intitulée Thésée, de l'artiste grecque Sofía Vári[4].

HistoireModifier

La place est construite en 1874[5]. Elle prend alors le nom de « place Louis » en hommage à Louis Ier de Bavière, père du premier roi de Grèce Othon et philhellène notable. Entre 1873 et 1888, un théâtre municipal est érigée à l'emplacement actuel de l'hôtel de ville d'Athènes[6], démoli en 1939 malgré les protestations. Dans les années 1960, la place est renommée « place Kotziá » en hommage au maire de la ville Konstantínos Kotziás (en) (maire entre 1934 et 1936 puis en 1951), fameux escrimeur, député et ministre. En 1977, la place prend son nom actuel : « place de la Résistance nationale ». Toutefois, les Athéniens ont coutume de la désigner dans la vie courante « place Kotziá » par simplicité[7].

Le lieu est le théâtre de différentes manifestations culturelles et sportives. Les épreuves de cyclisme des Jeux olympiques d'Athènes de 2004 prenaient leur départ de cette place. S'y déroulaient également plusieurs événements artistiques liés aux Jeux[8]. Lors de la finale du Championnat d'Europe de football 2004 gagné par la Grèce, un écran géant avait été installé[9].

Résultats de fouillesModifier

Un projet de parking souterrain sous la place a conduit à une vaste campagne de fouilles préventives de 6 650 m2 entre 1985 et 1988[10],[11]. Des fouilles complémentaires ont également été réalisées vers 1998[12]. Au nord-est de la place, les archéologues ont découvert d'importantes traces de la période antique : une ancienne route, une multitude de tombes et les fondations d'un bâtiment[5]. La place Kotziá est située sur l'ancienne muraille de Thémistocle de l'Athènes classique, au niveau de la porte d'Acharnes[13].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Dimitra Babalis, Bioclimatic Design & Urban Regeneration for Sustainable Development, Florence, Edizioni Polistampa, , 83 p. (ISBN 978-88-8304-574-5, lire en ligne), p. 70.
  2. (en) Giulia Falconi, Solar Buildings: European Students' Competition for the Design of Solar Buildings, 1995-1996, Rome, Gangemi, , 279 p. (ISBN 978-88-7448-750-9, lire en ligne), p. 202.
  3. (en) Dimitra Babalis, Chronocity: Sensitive Interventions in Historic Environment, Florence, Alinea Editrice, , 71 p. (ISBN 978-88-6055-618-9, lire en ligne), p. 34.
  4. (el) « Εργα της γλύπτριας Σοφίας Βάρη στο Μουσείο Σύγχρονης Τέχνης στην Ανδρο » [« Œuvres de la sculptrice Sofía Vári au Musée d'Art contemporain d'Andros »], sur www.tanea.gr,‎ (consulté le ).
  5. a et b (en) John S. Bowman, Sherry Marker, Sarna Heidi, Peter Kerasiotis, Frommer's Greece (Vol. 742), Frommer (ISBN 978-0-470-52663-7, lire en ligne), p. 140.
  6. (en) Anna Maria Theocharaki, The Ancient Circuit Walls of Athens, Berlin, Walter de Gruyter, , 456 p. (ISBN 978-3-11-063820-2, lire en ligne), p. 264.
  7. (en) G. Arrigoni, A. Galani, L. Galani et K. Halkia, Online Visual Dialogues about Place: Using the Geostream Tools to Identify Heritage Practices on Photo-sharing Social Media, (lire en ligne), p. 9, 10 et 27.
  8. (en) Michalis Zacharatos et al., Official Report of the XXVIII Olympiad, t. 2 – The Games, , 539 p. (ISBN 960-88101-8-3, lire en ligne), p. 33 et 299.
  9. Jean-Marie Brohm, La tyrannie sportive: théorie critique d'un opium du peuple, Paris, Éditions Beauchesne, , 244 p. (ISBN 978-2-7010-1495-1, lire en ligne), p. 149.
  10. (en) British School at Athens, Archaeological Reports, Athènes, Council of the Society (no 41), (lire en ligne), p. 5.
  11. (en) International Study Group on Music Archaeology Symposium, Music archaeology in context: archaeological semantics, historical implications, socio-cultural connotations, Rahden, Marie Leidorf, (ISBN 978-3-89646-650-1, lire en ligne), p. 59.
  12. Bulletin de correspondance hellénique, vol. 128-129 : Partie 2, Thorin et fils (no 2), (lire en ligne), p. 1282.
  13. (en) Jenifer Neils et Dylan K. Rogers, The Cambridge Companion to Ancient Athens, Cambridge University Press, , 493 p. (ISBN 978-1-108-75414-9, lire en ligne), p. 151.