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Pierre Triaire

soldat de la Révolution française

Pierre Triaire
Surnom Sergent Triaire
Naissance 17 octobre 1771
Le Vigan Drapeau du royaume de France Royaume de France
Décès 30 décembre 1799 (à 29 ans)
El-Arich Égypte
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Grade Sergent
Années de service 1789-1799
Faits d'armes 1799

Le sergent Pierre Triaire, (17 octobre 1771, Le Vigan (Gard) - 30 décembre 1799, El-Arich (Empire ottoman aujourd'hui en Égypte), était un soldat de la Révolution française. Il s'illustra par son héroïsme dans la défense du fort d'El-Arich en 1799 lors de la Campagne d'Égypte.

OrigineModifier

Né au Vigan dans une maison du Plan d'Auvergne, il s'enrôle à dix-huit ans aux artilleurs du régiment de Bourgogne. En 1793, il fait partie des troupes envoyées par la Convention pour chasser les britanniques établis dans la ville de Toulon. Il se distingue lors de la l'assaut du fort Malbousquet.

Il est ensuite envoyé en Italie où il participe à la bataille de Castiglione et se trouve promu sergent de canonniers peu après.

Son unité s'embarque pour l'Égypte et participe à la bataille des Pyramides et à la prise du Caire, avant de se trouver au fort d'El-Arich. La garnison française s'y trouve bientôt cernée par les troupes turques. La place est investie. Plutôt que de se rendre, le sergent Triaire fait sauter la forteresse en mettant le feu au magasin de poudre, causant ainsi un grand nombre de morts parmi les assaillants turcs.

Ce geste courageux lui vaut d'être célébré et cité en exemple par le gouvernement français dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Monuments et plaques de mémoireModifier

 
Mémorial à Nîmes
  • Une statue érigée au Vigan en Cévennes (1889-1891) face à l'Hôtel de Ville par souscription auprès de tous les régiments de France. Elle est l'œuvre du sculpteur Léopold Morice. La cérémonie d'inauguration, le 21 août 1891, fut présidée par M. Barbey, ministre de la Marine.
  • Une avenue porte son nom au Vigan.
  • Un boulevard à Nîmes.
  • Son nom est inscrit sur le mémorial élevé à Nîmes « aux enfants du Gard, morts pour la patrie »

BibliographieModifier

  • Alexandre Arman, Tablettes militaires de l'arrondissement du Vigan, Nîmes, Gaude fils, in-8°, 1814.
  • Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et l'Empire faisant suite à l'histoire de la Révolution française, 20 tomes, 1845-1862).

Articles connexesModifier