Pierre Sayve

photographe français
Pierre Sayve
Naissance
Izieux, Loire
Décès
Saint-Étienne, Loire
Nationalité Français
Profession

Petrus Sayve dit Pierre Sayve ou Pierre Seyve, né le à Izieux (Loire) et mort le [1] à Saint-Étienne (Loire) est un photographe professionnel spécialisé dans le portrait-carte[2] et la vente de matériel photographique, basé à Saint-Étienne.

BiographieModifier

 
Publicité de vente de matériel par Pierre Sayve publiée dans le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire du 17 avril 1892[3].

Pierre Sayve est un photographe professionnel stéphanois spécialisé dans le portrait-carte[4]. Dans son studio situé 4 place de l’Hôtel de Ville[2] puis 10 place Dorian à Saint-Étienne[3], il développe une activité de portraitiste et met à disposition des photographes amateurs du matériel et son savoir-faire technique. Parallèlement à son activité, il procède à une grande série de photographies de paysages et de monuments ligériens[5] dès les années 1870 dans la lignée des missions héliographiques[6].

D’après les publicités de son studio diffusées dans la presse, Sayve élabore ses tirages par apposition sur plaques sensibles de gélatine au bromure d’argent. Au-delà de la publicité qui assure aux clients des « tirages inaltérables », cette technique offre un intéressant effet pictural aux paysages que l’on retrouve chez d’autres photographes comme son contemporain stéphanois Félix Thiollier.

Pierre Sayve est enterré au cimetière du Crêt de Roch (anciennement Saint-Claude) à Saint-Étienne[1].

Photographe membre de Sociétés savantesModifier

 
Tombe de Petrus Sayve et de son épouse Marie Cornillon au cimetière du Crêt de Roch.

Comme beaucoup de notables, érudits ou scientifiques amateurs de son milieu, Pierre Sayve participe aux travaux de plusieurs sociétés savantes locales. Il est ainsi membre de la Société d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres de la Loire dès 1890[7] et démissionne en 1896 peu de temps avant sa mort[8]. En tant que membre du Club Alpin Français, il participe à des excursions avec la section du Forez créée en 1883. Il opère de nombreuses prises de vues du patrimoine et du paysage foréziens qu'il met à disposition dans son studio premier studio au 10 rue de la République[9].

Des centaines de ses photographies tirées sur papier charbon et reliées dans des albums cartonnés sont aujourd’hui disponibles dans les fonds de sociétés savantes comme Histoire et Patrimoine de Saint-Etienne ou des collections particulières.

GalerieModifier

AnnexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Avis de décès de Petrus Sayve », Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  2. a et b « Liste des prix de la Société du Tir Forézien », Lé Républicain de la Loire,‎ 10 juillet 1881., p. 3 (lire en ligne) :

    « M. Sayve, photographe, place de l'Hôtel-de-Ville, un bon de 12 portraits-cartes. »

  3. a et b « « Publicité P. Sayve » », Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  4. « Photographie d'art », Le Stéphanois,‎ 2à novembre 1891, p. 3 (lire en ligne)
  5. Cinq albums reliés ainsi que plusieurs tirages d'épreuves au charbon sont conservés à par l'association Histoire et Patrimoine de Saint-Étienne. Des photographies sont également publiées dans le livre de Jérôme Sagnard, Le Forez, Instantanés d'histoire, Editions Sutton, 2017.
  6. Jacques Beauffet, Dictionnaire des artistes foréziens du XIXe siècle, Ceysson Editions d'Ar, , p. 185
  7. « Liste générale des membres de la Société d'Agriculture industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire au 1er janvier 1894 », Annales de la Société impériale d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  8. « Procès verbal de la séance du 4 juin 1896 », Annales de la Société impériale d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire,‎ , p. 169 (lire en ligne)
  9. « Photographies prises à l'occasion de la Réunion générale de Saint-Étienne. », Bulletin / Club alpin français,‎ , p. 255 (lire en ligne)