Pierre Labatut

militaire brésilien

Pierre Labatut (Cannes, - Salvador, Brésil, 1849) est un soldat français. D'abord engagé dans les troupes napoléoniennes dans la Guerre d'indépendance espagnole, il s'embarqua plus tard pour l'Amérique du Sud où il combattit pour Simón Bolívar. Engagé comme mercenaire par Pierre Ier du Brésil, il devint général et Maréchal de camp de l'armée brésilienne, héros de l'Indépendance du Brésil (1822) et vainqueur des Portugais lors de la bataille de Pirajá et du siège de Salvador.

Pierre Labatut
Silva, Oscar Pereira da - Retrato de Pedro Labatut.jpg
Biographie
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Grade militaire

Naissance et famille[1],[2]Modifier

Le registre d'état civil de la ville de Cannes (Côte d'Azur) nous présente Pierre Labatut comme le fils d'Antoine Labatut, "bourgeois", et de sa femme Geneviève Allegres ou Allegre. Né dans cette ville le , il fut baptisé le 21 du même mois; on peut observer sur le document le nom du parrain, Pierre Allegre, et de la marraine, Marie Honorée LeCerf Labatut.

 
Acte de baptême de Pierre Labatut, né à Cannes le 18 novembre 1776 et baptisé le 21 de ce mois.

Antoine Labatut (, Cannes - , Cannes) était lui-même issu du mariage de Claude Labatut, négociant, et de Marie Anne Merle; quant à Geneviève Allegre (, Cannes - avant 1822), elle était fille d'Honoré Allegre, bourgeois, lieutenant de justice, et d'Elizabeth Suffret.

De leur mariage, le en la ville de Cannes, ils avaient déjà eu 3 enfants avant le naissance de Pierre:

  • Marianne, née le , baptisée le lendemain, à Cannes.
  • Jeanne Baptiste Marie Anne Elisabeth Françoise, née le , baptisée le 31 du mois, à Cannes.
  • Jean Marie Mathias, né le , baptisé le 26 du mois, à Cannes.

Ils eurent encore 3 enfants passé cette date:

  • Marie Marthe, née la , baptisée le lendemain, à Cannes.
  • Thérèse, née le , baptisée le lendemain, à Cannes. Décédée le en cette ville.
  • Marie Elisabeth Marthe Geneviève Joseph, née le , baptisée le 29 du mois, à Cannes. Décédée le de la même année en cette ville.

JeunesseModifier

Au service de NapoléonModifier

Mercenaire en Nouvelle-Grenade: Labatut et la décolonisation dans l'Empire espagnolModifier

Simón Bolívar était subordonné à Pierre Labatut, mais désobéissant à celui-ci, il lança une campagne contre les troupes royalistes qui se trouvaient sur les rives du fleuve Magdalena, ce qui augmenta l'aguerrissement et la cohésion des hommes de Bolívar.

Général de l'Armée impériale brésilienne au cours de la guerre d'indépendanceModifier

Le alors à Saint-Cloud, Charles X promulgua l'ordonnance royale suivante[3]: "portant que le sieur Labatut (Pierre), né le à Cannes, arrondissement de Grasse, département du Var, et demeurant à Marseille, département des Bouches-du-Rhône, est réintégré dans la qualité et les droits de Français, qu'il aurait perdus, au terme de l'article 17 du Code civil, pour avoir, sans autorisation, pris du service en pays étranger; à la charge par l'impétrant de se présenter à la mairie de sa commune et d'y faire la déclaration prescrite par l'article 18 du même Code, laquelle sera inscrite sur le registre pour y rester comme minute et y avoir recours au besoin." Ainsi, l'indiscipliné soldat de l'Empire, le général-en-chef de l'armée de la République de Carthagène-des-Indes, fils de bourgeois provençaux, redevenait Français après des années de vagabondage en Amérique du Sud. A cette époque, l'Europe n'était plus le champ de bataille mouvant et terrifiant qu'il avait quitté pour un autre. Revenant de contrées encore agitées par l'onde de choc napoléonienne, Labatut arrivait sur un continent calme, qui certes couvait en secret de nouvelles révolutions, mais avait vu passer pour la dernière fois avant longtemps les torrents de soldats omniprésents au cours des vingt-trois ans de Guerres de la Révolution et de l'Empire.

Fin de vieModifier

Unions et descendanceModifier

De son union avec Marie Christine Ursule Claire Montagnier (décédée avant 1887), Pierre Labatut eut plusieurs enfants :

  • Marie, née le à Carthagène-des-Indes, en Colombie, alors que le général commandait en chef l'armée de la jeune République indépendante de cette même ville. Rentrée en France, elle rentra dans les ordres, au monastère de la Visitation, faubourg Jarnègues, à Tarascon. C'est là qu'elle expira, ayant pris le nom de Sœur Emmanuel, le [4].

Arbre généalogiqueModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Consultation d'un lot d'images », sur www.basesdocumentaires-cg06.fr (consulté le 28 juin 2019)
  2. « Consultation d'un lot d'images », sur www.basesdocumentaires-cg06.fr (consulté le 28 juin 2019)
  3. Bulletin des lois de la République franc̜aise, Imprimerie nationale, (lire en ligne)
  4. « 203 E 1456 - 1887 Archives départementales des Bouches-du-Rhône », sur Archives départementales des Bouches-du-Rhône (consulté le 29 juin 2019)

Liens externesModifier