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Pierre-Henri Larcher

helléniste et archéologue français
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Pierre Henri Larcher (12 octobre 1726 – 22 décembre 1812) était un helléniste et archéologue français.

Né à Dijon, dans une famille qui s'était illustrée dans la magistrature, Pierre-Henri Larcher était destiné au droit, mais il s'y refusa et s'enfuit à Paris pour y étudier les écrivains de l'Antiquité. Vers 1748 il séjourne deux ans en Angleterre. À son retour, il engage une carrière de traducteur, du grec et de l'anglais[1].

Sommaire

BiographieModifier

Sa traduction anonyme de Chéréas et Callirhoé de Chariton d'Aphrodise en 1763 le fit reconnaître comme un excellent helléniste, et il est élu l'année suivante à l'Académie des Sciences de Dijon. Un pamphlet dirigé contre la Philosophie de l'histoire de Voltaire suscita en 1767 un intérêt considérable : c'est aujourd'hui à ce titre surtout qu'il est connu, car Voltaire ne lui épargna pas ses moqueries, le décrivant en « mazarinier ridicule ». L'attaque était injuste, car s'il se soumet au parti dévôt après 1802, expurgeant les notes audacieuses de son Hérodote, Larcher est encore à cette date un philosophe, ami de d'Holbach.

Son Mémoire sur Venus, ouvrage archéologique et mythologique lui valent en 1778 un fauteuil à l'Académie des inscriptions et belles-lettres[2].

L'ouvrage le plus important de Larcher est sa traduction d'Hérodote (1786), monument d'érudition, à laquelle il travailla quinze années durant, particulièrement apprécié pour ses annotations historiques, géographiques, et chronologiques, enrichies d'abondantes illustrations, qui connaîtront les honneurs d'une publication à part.

Ses contemporains lui attribuaient la jouissance d'une fortune considérable, qui l'aurait dispensé de toute charge ou office ; Jean-François Boissonnade[3] affirme cependant dans sa Notice sur la vie et les écrits de Pierre Larcher, avoir été son assistant à la Faculté des Lettres de Paris, nouvellement créée par l'Empereur, à partir de 1809[4].

DistinctionsModifier

BibliographieModifier

  • Électre d'Euripide, (trad.), Paris, Cailleau, 1751
  • Discours sur la poésie pastorale de Pope (trad.), 1752
  • Histoire des amours de Chéréas et de Callirhoë (trad.), Paris, Ganeau, 1763, 2 vol.
  • Mémoire où l'on cherche à prouver que la harangue en réponse à la lettre de Philippe n'est pas de Démosthène
  • Supplément à la philosophie de l'histoire de feu M. l'abbé Bazin, nécessaire à ceux qui veulent lire cet ouvrage avec fruit, Amsterdam, Changuin, 1767
  • Mémoire sur Vénus, auquel l'Académie royale des Inscriptions & Belles-lettres a adjugé le prix de la Saint Martin, Paris, Valade, 1775
  • Histoire d'Herodote, Paris, Musier, 1786
  • Essai sur la chronologie d'Hérodote et du canon chronologique, sd
  • Histoire de Martinus Scriblérus, de ses ouvrages & de ses découvertes, 1755
  • (en) « Pierre-Henri Larcher », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne] [  (en) Lire en ligne sur Wikisource]

RéférencesModifier

  1. Jean-Claude Polet, Patrimoine littéraire européen, vol.13, p.446
  2. V. Jean-Marie Quérard, La France littéraire, T. IV, p. 556
  3. Jean Boissonnade, Notice sur la vie et les écrits de P. L. (1813)
  4. Dictionnaire des journalistes

Liens externesModifier