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Philippe Constant Joseph Briez

personnalité politique française

Philippe Constant Joseph Briez
Fonctions
Député du Nord

(2 ans, 9 mois et 18 jours)
Gouvernement Convention nationale
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Douai (Nord)
Date de décès (à 36 ans)
Lieu de décès Hal (Belgique)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Montagne
Profession Procureur
députés du Nord

Philippe Constant Joseph Briez, né à Douai le , mort à Hal (Belgique), le [1].

BiographieModifier

Procureur au Parlement de Flandres (), il devint avocat en cette cour le , avant de devenir, dès le début de la révolution, procureur-syndic du district de Valenciennes.

En , il fut élu membre de la Convention nationale par le département du Nord. Dans le procès du roi Louis XVI, il vota la mort. Mais il ajouta : « Dans le cas où la majorité serait pour la réclusion, je fais la motion expresse que si d'ici au 15 avril les puissances n'ont pas renoncé au dessein de détruire la liberté, on leur envoie sa tête.

Le décret du 4 avril 1793 l'envoie en mission avec l'Armée du Nord, avec Dubois Dubais et d'Eustache Jean-Marie D'Aoust, pour remplir une mission à l'armée du Nord et il s’occupa des moyens de mettre cette frontière à l’abri de l’invasion !

Ayant donné connaissance à l’assemblée d’une lettre qu’il avait écrit au prince de Saxe-Cobourg relativement aux conventionnels livrés par le général Charles François Dumouriez; sa conduite censurée comme indigne du représentant d'un peuple libre, et son rappel prononcé.

Briez écrivit pour justifier une démarche qui ne lui avait été dictée que par l'intérêt de ses collègues; et, sur la demande de Philippe-Antoine Merlin de Douai et de quelques autres députés attestant de son patriotisme, le décret fut rapporté.

Mais le rappel de Philippe Constant Joseph Briez fut ajourné sur la demande de Jean-François Delmas qui expliquait que son départ pénaliserait la population de son département.

Il se trouvait à Valenciennes avec son collègue Cochon, lorsque cette ville, investie par les Autrichiens, il fut obligé de capituler le 11 thermidor an I (28 juillet 1793).

Briez sortit avec la garnison et vint à Cambrai, d'où il annonça ce revers à la Convention.

Le décret du 6 août 1793 mit une fin à sa mission mais, malade, il ne rentra à Paris qu'au commencement de septembre 1793 où il reprit sa place à la Convention.

Le 25 de ce mois, il lut à la tribune un mémoire sur l'armée du Nord, qu'il terminait en reprochant au comité de salut public de garder le silence dans un moment aussi critique et de ne pas prendre les mesures nécessaires dans ces circonstances. L'impression de ce mémoire fut ordonnée; et Briez adjoint au comité.

Lors de la séance du 15 septembre 1793, Philippe Constant Joseph Briez se joignit aux députés qui attaquèrent le Comité de salut public.

Instruit de ce qui venait de se passer, Maximilien de Robespierre annonça qu'il était prêt à se retirer, ainsi que ces collègues, s'il avait cessé de mériter la confiance de l'Assemblée. Ensuite, abordant l'un de ses thèmes favoris, il parla contre la faction qui cherchait à avilir, à diviser, à paralyser la Convention; puis il témoigna sa surprise de voir le comité blâmé par un homme qui n’avait pas encore réparé la honte dont il s'était couvert, en revenant d'une place à sa défense, après l'avoir livrée aux Autrichiens.

Briez balbutia quelques mots pour sa justification et s'excusa sur son défaut de talent d'accepter une place au comité de salut public. Tel était alors l'ascendant de Robespierre sur la convention, que les deux décrets qu'elle venait de rendre furent alors rapportés.

Par la suite, Briez siégea d'une façon très discrète à la Convention. La chute de Maximilien de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) fut un soulagement pour lui.

Le , il fut élu secrétaire de la Convention.

Le 10 thermidor an II (28 juillet 1794), il fut nommé commissaire pour la partie administrative en Belgique.

Briez entra au comité des secours publics et en fut souvent le rapporteur; il fit, en cette qualité, accorder un secours à la commune de Bergues et à la commune d’Élincourt, qui avaient été saccagées par l’ennemi, aux indigents et aux parents des volontaires remplaçant qui se trouvaient sous les drapeaux.

Il fit faire la restitution gratuite, par le Mont-de-piété, des engagements de petite valeur. Il fut aussi le rapporteur qui fit accueillir les demandes des réfugiés des communes envahies par l'ennemi.

Briez mourut avant d'avoir terminé sa mission, le .

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Galerie Douaisienne ou Biographie de la Ville de Douai par H. Duthillœul, p. 47, imprimé par Adam Aubers à Douai en 1884, archivé à la Bibliotheca Bodletana numérisé par Google Books