Pedro de Osma

Pedro Martínez de Osma (date et lieu de naissance inconnus, mort à Alba de Tormes en 1480) est un théologien espagnol.

Pedro de Osma
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BiographieModifier

Études et enseignementModifier

Après des études au Collège de Saint Barthélemy de Salamanque il fut professeur de philosophie dans cette même université à partir de 1444. Antonio de Nebrija, l'un de ses anciens élèves, affirma de lui qu'il était « l'Espagnol le plus savant de son temps après El Tostado » (Alonso Tostado)[1],[2].

Procès de l'InquisitionModifier

En 1478 et il est soumis à un procès de l'Inquisition espagnole. Le juge, un dominicain du nom de Juan de Epila, ordonne de brûler tous les exemplaires de l'œuvre De confessione. Plusieurs autres théologiens s'appliquent à réfuter ses supposées hérésies ou doctrines suspectées. L'archevêque de Tolède, Alfonso Carrilo de Acuña, le convoque à Alcalá de Henares pour débattre de ses hérésies. Se trouvant malade Osma ne peut s'y rendre, et neuf thèses tirées de ses œuvres sont ainsi condamnées.

On lui reproche par exemple d'affirmer que la contrition suffit au pardon des péchés mortels et que l'absolution sacramentale ne devrait être donnée qu'après l'accomplissement de la pénitence. Il nie également la validité des indulgences[3].

Certains prétendent brûler sa chaire mais les autres professeurs de l'université s'y opposent. Osma est expulsé de la ville et il lui est interdit d'y revenir avant un an. Toutefois, le délai écoulé, il rentre à Salamanque et récupère sa chaire ainsi que tous ses bénéfices.

Il fait pénitence publique et abjure publiquement également de ses erreurs. Il meurt moins d'un an plus tard, le .

ŒuvresModifier

  • In libros Ethicorum
  • Compendio sobre los seis libros de la Metaphysica (référence à la Métaphysique d'Aristote)
  • De confessione

Notes et référencesModifier

  1. « era el español más sabio de su tiempo después del Tostado », Antonio de Nebrija, Apologia, Granada 1535, f 5r.
  2. (es) Bernardino Llorca Vives, Ricardo García Villoslada, Francisco Javier Montalbán, Historia de la iglesia Católica en sus cuarto grandes edades, La Editorial católica, 1963, p. 299.lien
  3. la liste de toutes les affirmations considérées comme « hérétiques, fausses, scandaleuses et suspectes » se trouve dans Marcelino Menéndez Pelayo, Historia de los heterodoxos españoles, III (texte sur le site de l'Institut Cervantes)