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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hoppe.
Paul Werner Hoppe
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Fonction
Commandant de camp de concentration nazi (en)
Biographie
Naissance
Décès
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BochumVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Autres informations
Religion
Apostasie de foi catholique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Membre de
Condamné pour

Paul Werner Hoppe (né le à Berlin et mort le à Bochum) est un officier SS allemand et commandant de camps de concentration.

Sommaire

BiographieModifier

Paul Werner Hoppe adhère au NSDAP avec le numéro de membre 1 596 491 et rejoint la SS en 1933 (membre no 116 695). Il épouse en 1936 Charlotte Baranowski, fille du commandant de camp Hermann Baranowski.

Hoppe est affecté à l'inspection des camps de concentration (IKL), sous les ordres de l'Obergruppenführer SS Theodor Eicke. Il contribue fortement à aider Eicke dans la création de la 3e Panzerdivision SS Totenkopf à l'automne 1939. En avril 1941, Hoppe reçoit le commandement d'une compagnie d'infanterie. Il est sévèrement blessé au printemps 1942, au cours d'affrontements avec l'Armée rouge près du lac Ilmen dans la poche de Demiansk, au sud de Léningrad.

Après sa convalescence, Hoppe est affecté aux unités à tête de mort SS-Totenkopfverbände et envoyé à Auschwitz comme chef du détachement de gardes, en juillet 1942. Il est recommandé au poste de commandant du camp de concentration du Stutthof, près de Dantzig, par le Gruppenführer Richard Glücks, successeur de Eicke à l'IKL. Cette nomination est approuvée, ainsi qu'une promotion au grade de SS-Sturmbannführer, et Hoppe arrive à Stutthof en septembre 1942.

Lorsque les Soviétiques progressent vers l'ouest, Albert Forster, Gauleiter et Reichsstatthalter du Reichsgau de Dantzig-Prusse Occidentale, et Fritz Katzmann, chef de la police de la 20e région militaire, décident d'évacuer le camp de Stutthof. L'ordre d'évacuation Einsatzbefehl no 3 est signé par Hoppe le . L'évacuation est mise en œuvre par le SS-Hauptsturmfuhrer Teodor Meyer. La destination de cette « marche de la mort » est un sous-camp près de Lauenburg en Poméranie, à environ 140 km au sud-ouest de Stutthof.

Après l'évacuation de masse, Hope devient commandant du camp de Wöbbelin, un camp temporaire établi pour accueillir les prisonniers provenant des camps regagné par l'Armée rouge. Wöbbelin n'a fonctionné que du 12 février 1945 au 2 mai 1945, avant d'être libérée par l'armée américaine.

Hoppe est capturé par les Britanniques en avril 1946 dans le Holstein. Il est envoyé au camp de prisonniers 165 à Watten, dans le comté de Caithness en Écosse d'août 1947 à janvier 1948, puis au camp de Fallingbostel, en Basse-Saxe, dans la zone d'occupation britannique.

Alors qu'il attendait son extradition vers la Pologne, Hoppe parvient à s'échapper. Il gagne la Suisse où il travaille comme jardinier-paysagiste sous une fausse identité pendant trois ans avant de regagner la RFA. Il est arrêté par les autorités ouest-allemandes le à Witten. Il est jugé comme complice de meurtre en 1955. En appel, le , la cour de Bochum le condamne à neuf années d'emprisonnement. Il est libéré en 1960.

Notes et référencesModifier

OuvrageModifier

(en) Charles W. Sydnor, Jr., Soldiers of Destruction : The SS Death's Head Division 1933-1945, Princeton University Press, , 392 p. (ISBN 978-0691008530)

Liens externesModifier