Paul Dufau

dessinateur, peintre, illustrateur et sculpteur français
Paul Dufau
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
MonflanquinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Joseph Paul DuffauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Paul Dufau, né Joseph Paul Duffau le à Villeneuve-sur-Lot et mort le au lieu-dit Cat du Mayne à Monflanquin, est un peintre, dessinateur et graveur français.

BiographieModifier

Joseph Paul Duffau naît le à Villeneuve-sur-Lot[1]. Issu d'une famille de fermiers originaire du Lot-et-Garonne, Paul Dufau s'installe à Paris où il est le voisin de palier de Georges Simenon. En 1921, il échoue au concours du Progrès civique[2].

Il se fait connaître comme dessinateur de mode, peintre, caricaturiste et illustrateur humoristique. Sa spécialité est de figurer « la Parisienne » voir la « midinette », en ce début des années folles. Il commence à livrer des dessins au Frou-frou (1923), au Sourire (1923), au Fantasio, à Lectures pour tous (1925), à Paris-Flirt, Nos loisirs, Paris sex-appeal (1933-1951 ?), etc. Il expose au Salon des humoristes en 1929, dont il est sociétaire, les toiles Le Cauchemar de Parisette et Bain de soleil[2],[3].

Il se retire au Cat du Mayne à Monflanquin lors de la Seconde Guerre mondiale et y élève alors des moutons. Son étable devient un atelier mais il vit dans la misère en vendant à Agen des menus illustrés et des cartes de Noël[4].

Il expose cependant dans le Paris de l'Occupation, en 1942, et Max Favalelli ne cache pas son amitié pour lui : « Il n'est pas d'illustrateurs plus charmant et qui ait su traduire le chic de ces Parisiennes souples comme lianes ». On retrouve les dessins de Dufau dans Candide (1943-1944)[3].

Après guerre, il demeure dans son grand atelier près de Monflanquin où il produit une œuvre plastique singulière et variée[5].

Paul Dufaut meurt le [6] au lieu-dit Cat du Mayne à Monflanquin.

ŒuvreModifier

Outre sa production destinée aux magazines, Paul Dufau a produit de nombreuses illustrations pour des publicités de parfums, des textes de Maryse Choisy et des livres pour enfants publiés entre autres par Hachette.

Ouvrages illustrésModifier

  • Zénaïde Fleuriot, Bengale, Paris, Hachette, 1932.
  • Marie-Thérèse Latzarus, Chez les cannibales, Paris, Hachette, 1933.
  • Zénaïde Fleuriot, Au Galadoc, Paris, Hachette, 1933.
  • M.-M. d'Armagnac, Loin du nid, Hachette, 1933.
  • Mme d'Aulnoy, La Chatte blanche [suivi de] La Princesse Rosette, Paris, Nelson, 1935.
  • Zénaïde Fleuriot, Le Clan des têtes chaudes, Paris, Hachette, 1937.
  • Marguerite Delasalle, Terrible maisonnée, Paris, Hachette, 1938.
  • Jacques Raphaël-Leygues, Mers indiennes, préfacé par Georges Duhamel, Paris, Firmin-Didot, 1953.
  • René Saunier, Françoise et les quatre vents, Paris, Ségéco, 1960.

Notes et référencesModifier

  1. Archives départementales de Lot-et-Garonne, acte de naissance no 29 dressé le 24/02/1898 avec mention marginale du décès, vue 18 / 360.
  2. a et b René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 433.
  3. a et b « Dufau, Paul », in: Dico-Solo, Vichy, AEDIS, 2004, pp. 254-255.
  4. Œuvres, biographie et photographie de l'artiste
  5. « Monflanquin. Et pourquoi pas un « musée Paul Dufau » ? », in: La Dépêche du Midi, 2 février 2011 — sur depeche.fr.
  6. Fichier des décès de l'INSEE

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 433.
  • Inventaire du fonds français après 1800, vol. 7, Bibliothèque nationale (France), Cabinet des estampes, 1954, p. 141.
  • Jean-Marie Embs, Philippe Mellot, 100 ans de livres d'enfant et de jeunesse, 1840-1940, 2006, p. 253.

Liens externesModifier