Paris sex-appeal

Paris sex-appeal
Image illustrative de l’article Paris sex-appeal
Couverture de juillet 1934.

Pays France
Périodicité mensuel
Prix au numéro 4 francs (lancement)
Date de fondation 1933
Date du dernier numéro 1951
Ville d’édition Paris

Paris sex-appeal est un magazine français à caractère érotique lancé en 1933 et disparu en 1951.

Le premier numéro semble remonter à . L'adresse parisienne de la rédaction est au 47 avenue Philippe-Auguste. Il s'agit d'un magazine mensuel qui se présente avec une couverture en couleurs figurant un portrait de femme à chaque fois différente, vraisemblablement une photo de mannequin retouchée.

Notons qu'à partir de , Marie Dubas faisait fureur dans une revue à spectacle « futuriste » intitulée Sex-Appeal Paris 32 au Casino de Paris et signée Henri Varna avec des décors de Paul Colin[1].

Le sous-titre est un temps « le magazine le plus parisien ». De fait, coquin et léger, il joue sur le « stéréotype de la Parisienne » et sur la ville de Paris réputée pour ses « quartiers chauds », afin de capter un public masculin. L'intérieur n'est nullement à caractère pornographique, mais présente en revanche une succession de publicités vantant des publications, des photographies, des films et des lieux renvoyant sans ambiguïté au monde de la nuit et de certains plaisirs. On trouve aussi des textes de fiction signés souvent sous pseudonymes, et illustrés de photographies et de dessins, où des femmes apparaissent plus ou moins dénudées.

Ce magazine ne fut pas interdit, il était disponible en kiosque comme l'atteste son dépôt légal[2] et fut diffusé par les NMPP.

Suspendu pendant la guerre, il reparaît en 1950 pour cesser l'année suivante.

Parmi les écrivains et illustrateurs annoncés sous leurs véritables identités dans la page de sommaire, on compte Paul Dufau, Henri Falk, Maurice de Lambert, Pit, Paul Reboux, André Salmon, André Warnod et pas mal de photographies de Pierre Boucher ou d'agences comme Schostal.

Le magazine Mon Paris, son visage sa vie ardente qui paraît à partir de présente la même adresse et des collaborateurs communs ; des publicités pour Paris sex-appeal y figurent[3].

Cette adresse est celle des éditions et de l'imprimerie Henri François, gérant-administrateur, qui possédait des machines héliogravures. Il éditait beaucoup de brochures techniques, des affiches et des magazines d'aviation...

Notes et référencesModifier

  1. Paris-Soir, 17 août 1932, p. 6sur Gallica.
  2. Notice d'enregistrement : années 1937-1938, Catalogue général de la BNF.
  3. Mon Paris, notice bibliographique du Catalogue général de la BNF.

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