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Passerino Bonacossi

aristocrate italien
Passerino Bonacossi
Blason famille it Bonacolsi.svg
Blason : de gueules, à trois fasces d'or
Biographie
Naissance
Décès
Activité
SeigneurVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Giovanni dei Bonacolsi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Alice d'Este (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Berardo II dei Bonacolsi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Statut
Autres informations
Religion
Coat of arms of the House of Bonacolsi.svg
blason
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Bonacossi.

Rinaldo Bonacossi ou Bonacolsi, dit il Passerino (le Moineau), mort à Mantoue le , fut le dernier membre de la puissante famille des Bonacossi à diriger la ville de Mantoue en Italie.

BiographieModifier

Il fut obligé, à la mort de son frère Guido dit Botticella le , de permettre le retour des guelfes dans Mantoue, et d'admettre dans cette ville un vicaire impérial envoyé par Henri VII ; mais, peu de temps après, il fit prendre les armes aux gibelins de Mantoue, il chassa les guelfes de la ville, et avec eux le vicaire de l'Empereur. Cependant il obtint de Henri VII, qui avait alors à se plaindre des guelfes, un décret qui le constituait lui-même vicaire impérial à Mantoue. Alors la domination de Bonacossi parut acquérir un titre plus légitime.

Le , Passerino réussit à se faire déclarer aussi seigneur de Modène par les gibelins de cette ville. Elle lui fut enlevée, en 1318, par François Pic de la Mirandole ; mais il la recouvra en 1319, et la Mirandole étant tombé entre ses mains, avec deux de ses fils, il les enferma, en 1321, au fond de la tour de Castellero où il les laissa mourir de faim.

Passerino passait pour le meilleur politique parmi les tyrans de l'Italie, et pour celui dont l'autorité était la plus solidement établie. On le reconnaissait pour un des plus habiles capitaines de son siècle. Sa capitale était estimée imprenable, ses soldats lui étaient dévoués, son peuple même n'étaient pas mécontent ; mais l'insolence d'un de ses fils causa sa ruine, au moment où l'on pouvait le moins s'y attendre.

Passerino avait pour beau-frère Louis Gonzague, qui tenait alors le premier rang parmi la noblesse de Mantoue. Philippino, Guy et Feltrino, les trois fils Gonzague, et François, fils de Passerino, étaient liés ensemble, non par l'amitié, mais par l'habitude des mêmes débauches. Cependant, François, ayant conçu quelque jalousie de Philippino Gonzague, lui déclara, dans sa brutale colère, qu'il se vengerait de lui en violant sa femme sous ses propres yeux. Gonzague invoqua le secours de ses frères pour se défendre d'une aussi mortelle injure ; il rassembla les mécontents, il obtint l'assistance de Cosme de la Scala, qui ne pardonnait pas à Passerino d'occuper le premier rang dans le parti gibelin, et, le , il introduisit dans la ville ses vassaux qu'il avait armés, et les soldats de Cosme qu'il joignit aux conjurés. Passerino, alarmé par les cris de mort qu'on répétait dans les rues, accourut à cheval pour calmer la sédition ; mais il fut renversé par le comte Albert Saviola, qui le tua d'un coup d'épée aux portes mêmes de son palais.

Son fils François fut traîné dans la même tour de Castellero où il avait fait mourir de faim François Pic de la Mirandole et il y fut égorgé par le fils de ce gentilhomme. Plusieurs partisans des Bonacossi furent massacrés ; les autres s'étant enfui, leurs biens furent confisqués, et Louis Gonzague se fit proclamer seigneur de Mantoue et de Modène.

Les Gonzague firent embaumer son corps afin de le conserver au Palazzo del Capitano comme porte-bonheur[1].

Il avait épousé, en 1325, Alisia, fille d'Aldobrandino II, marquis d'Este et seigneur de Ferrare et d'Alda Rangoni. Ils n'eurent pas d'enfants ensemble.

Il eut cependant trois fils naturels, Giovanni, Francesco et Berardo. Les deux premiers, enfermés à Castellaro près de Trente, moururent de faim dans leur cellule.

Notes et référencesModifier

  1. Barbara Furlotti et Guido Rebecchini, L'art à Mantoue, Paris, Hazan, , 278 p. (ISBN 978-2-7541-0016-8), Page 25

Voir aussiModifier