Paris Francesco Alghisi

compositeur et organiste italien
Paris Francesco AlghisiParide Francesco Alghisi ou Algisi

Naissance
Brescia, Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 66 ans)
Brescia, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale Compositeur, organiste
Style baroque
Activités annexes Maître de chapelle
Lieux d'activité Italie
Maîtres Orazio Pollarolo

Paris Francesco Alghisi (ou Paride Francesco Alghisi ou Algisi) (Brescia - Brescia ) est un compositeur et organiste italien.

BiographieModifier

Alghisi a étudié la musique avec Orazio Pollarolo, organiste à la Cathédrale de Brescia, et père du célèbre compositeur Carlo Francesco Pollarolo. Il a probablement vécu entre 1681 et 1683, une courte période au service du roi de Pologne, alors que son professeur avait été nommé là-bas maître de chapelle. Une fois retourné dans sa ville natale, Alghisi entra dans l'Ordre de Saint-Philippe de Neri sans, toutefois, cesser de se consacrer à la composition de musique profane. À partir de 1690, il a été directeur de la chapelle de Santa Maria della Pace, église de l'ordre. La même année, il a postulé pour obtenir le poste d'organiste, mais sans succès. Toujours à cette période, il a été maître de chapelle du Collegio dei Nobili de Brescia, ainsi que membre de l'Accademia Filarmonica di Bologna[1]. Le , il a été nommé organiste de la cathédrale de Brescia, charge qu'il a exercée jusqu'à son décès.

Parmi ses élèves, figure Francisco José de Castro.

CompositionsModifier

La production d'opéras d'Alghisi se résume à seulement deux œuvres, chacune de trois actes, les deux basées sur des livrets de G. C. Corradi et représentées au Teatro Santi Giovanni e Paolo de Venise en 1690. L'amor di Curzio per la patria a été écrit pour le Carnaval, alors que Il trionfo della continenza pour la saison d'automne.

Alghisi de 1697 à 1705 a composé une série d'oratorios annuels pour l'église de San Domenico. Ses œuvres sacrées ont continué à être exécutées à Brescia encore quelques dizaines d'années après sa mort. À cause de cela, dans le passé, a été répandue la fausse information qu'un autre compositeur homonyme avait vécu dans la ville entre 1733 et 1767[2].

ŒuvresModifier

OpérasModifier

  • L'amor di Curzio per la patria (livret de G. C. Corradi, 1690, Venise)
  • Il trionfo della continenza (livret de G. C. Corradi, 1690, Venise)

OratoriosModifier

Tous représentés pour la première fois à Brescia.

  • La giornata del Diporto (1692)
  • Le piaghe sante da una ferita (1693)
  • La mensa bersagliatrice dell'eresia (1695)
  • Il trionfo della fede (1697)
  • Megera delusa (1698)
  • La gara del merito (1699)
  • Il transito del glorioso S. Antonio di Padoa (1700)
  • Il disinganno dell'intelletto (1701)
  • Il serafino nell'amare e cherubino nell'intendere (1703)
  • Il trionfo della sapienza (1704)
  • Lite in cielo tra la sapienza e la santità (1705)

Autres œuvresModifier

  • Sonata da camera per 2 violini, violoncello/clavicembalo, op.1 (1693, Modena)
  • Cantate (1694, Bologna)
  • Suaves accentus (mottetto per soprano, archi e organo)
  • Divote canzonette
  • Credo a quatro, per archi, organo e tastiera
  • Diverses compositions sacrées

Notes et référencesModifier

  1. Ceci résulte de ce qui est écrit sur la page de garde du livret de son oratorio La giornata del Diporto
  2. Storia di Brescia, vol. III, pp. 268

Liens externesModifier