Pampusana leonpascoi

espèce d'oiseaux

Gallicolumba leonpascoi

Gallicolumba leonpascoi
Description de l'image Defaut 2.svg.
Classification selon GBIF
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Columbiformes
Famille Columbidae
Genre Gallicolumba

Espèce

 Gallicolumba leonpascoi
(Worthy & Wragg, 2003)

Synonymes

  • Gallicolumba leonpascoi Worthy & Wragg, 2003[1] (protonyme)
  • Alopecoenas leonpascoi (Worthy & Wragg, 2003)

Gallicolumba leonpascoi ou Pampusana leonpascoi est une espèce éteinte d'oiseaux de la famille des Columbidae, qui vivait sur l'île d'Henderson dans le groupe d'île Pitcairn.

DécouverteModifier

Pampusana leonpascoi est décrite en 2003 sur la base de restes subfossiles trouvés sur l'île Henderson dans les îles Pitcairn dans le sud-est de la Polynésie en 1991[1]. Ces subfossiles ont été trouvés durant l'importante campagne de fouilles multidisciplinaire dénommée Sir Peter Scott Commemorative Expedition[2] sur le site n°5[1] et d'autres sur le site n°10[3].

 
Île Henderson où l'oiseau a été découvert

ÉtymologieModifier

Lors de sa description, l'oiseau a reçu comme nom scientifique de l'espèce Gallicolumba leonpascoi[1]. Ce nom a été donné pour honorer Léon Pasco (1959-1987), un alpiniste néo-zélandais décédé dans un accident d'escalade au mont Aspiring en Nouvelle Zélande en mai 1987 et qui était un ami proche de Graham Wragg qui a décrit l'espèce en 2003[4].

DescriptionModifier

L'oiseau décrit est similaire à la Gallicolombe de Stair dans les proportions, mais était plus grand. Il avait également des ailes plus courtes[5],[6],[7]. Son tarsométatarse est plus long que chez toutes les espèces de Gallicolumba à l'exception de G. tristigmata, G. longitarsus et G. nui cependant il en diffère en étant relativement plus robuste[6]. Son fémur est plus large et épais que celui des autres Gallicolombe examinées[8],[7]. Ces éléments indiquent qu'il était probablement mauvais en vol et peut-être complètement incapable de voler[9].

La datation au carbone 14 montre que l'un des plus anciens échantillons daterait de plus de 13000 ans avant la datation[10].

HolotypeModifier

Specimen MNZ S40789, 1L tarsométatarse isolé du site n°5 de l'île d'Henderson. C'est un os adulte de couleur crème pâle avec quelques rayures brunes. Il a été remonté à partir de deux pièces et il manque la trochlée II et une partie de la surface plantaire de TIV, et il est légèrement usé sur le bord médial de la fosse parahypotarsale médiale[1].

TaxonomieModifier

La taxonomie de cette espèce est incertaine. Lors de sa description, il a été placé dans le genre Gallicolumba par ses auteurs sous le nom de Gallicolumba leonpascoi[1]. Cependant, des études phylogénétiques sur les oiseaux des espèces existantes encore du genre Gallicolumba montrent que celui-ci n'est pas monophylétique[11]. Les espèces de Gallicolumba présentes sur les petites îles du pacifiques sont plus proches des pigeons australiens tels que Geopelia et forment un ensemble distinct nécessitant de faire renaître le genre Alopecoenas[11],[12]. Le pigeon terrestre d'Henderson, bien qu'éteint est morphologiquement probablement apparenté aux autres pigeons terrestres qui se trouvent dans l'Océan Pacifique, ce qui signifie qu'il devrait être placé dans ce genre Alopecoenas. Cependant, certains pensent que le nom de genre Pampusana a la priorité du fait de son antériorité[13],[14]. C'est ainsi que l'on peut retrouver cette espèce décrite parfois sous les noms de Gallicolumba leonpascoi[5],[15] (Base GBIF et PaleoBiology), Alopecoenas leonpascoi[5] ou Pampusana leonpascoi.

ExtinctionModifier

Le pigeon terrestre d'Henderson s'est probablement éteint après l'arrivée des humains sur l'île vers 1050, probablement à cause de la chasse[5],[16]. Deux des trois autres espèces de pigeons apparues sur l'île ont également disparu (Ducula harrisoni et Bountyphaps obsoleta)[17],[7], tout comme plusieurs autres espèces d'oiseaux[5].

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) T.H. Worthy et Graham M. Wragg, « A new species of Gallicolumba: Columbidae from Henderson Island, Pitcairn Group », Journal of the Royal Society of New Zealand, Taylor & Francis, vol. 33, no 4,‎ , p. 769-793 (lire en ligne)
  • (en) Julian P. Hume, Extinct Birds, Bloomsbury Publishing, , 560 p. (ISBN 9781472937469)
  • (en) K.A. Jønsson, M. Irestedt, R.C.K. Bowie, L. Christidis et J. Fjeldså, « Systematics and biogeography of Indo-Pacific ground-doves », Mol. Phylogenet. Evol., vol. 59,‎ , p. 538-543
  • (en) R.G. Moyle, R.M. Jones et M.J. Andersen, « A reconsideration of Gallicolumba (Aves: Columbidae) relationships using fresh source material reveals pseudogenes, chimeras, and a novel phylogenetic hypothesis », Mol. Phylogenet. Evol., vol. 66,‎ , p. 1060-1066
  • (en) J. A. Jobling, Ur del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. et de Juana, E. (red.), « Key to Scientific Names in Ornithology]. », dans Handbook of the Birds of the World Alive., Barcelona, Lynx Edicions, (lire en ligne)
  • (en) M. Bruce, N. Bahr et N. David, « Pampusanna vs. Pampusana: a nomenclatural conundrum resolved, along with associated errors and oversights », Bulletin of the British Ornithologists‘ Club, vol. 136,‎ , p. 86–100
  • (en) Sam Turvey, Holocene Extinctions, OUP Oxford, , 352 p. (ISBN 9780199535095)
  • (en) David W. Steadman, Extinction and Biogeography of Tropical Pacific Birds, University of Chicago Press, , 594 p. (ISBN 9780226771427)
  • Michael Brooke, « Henderson Island », British Birds, vol. 103,‎ , p. 428-444

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

(sv) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en suédois intitulé « Hendersonmarkduva » (voir la liste des auteurs).

Références taxonomiquesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Worthy et Wragg 2003, p. 773.
  2. Worthy et Wragg 2003, p. 791.
  3. Worthy et Wragg 2003, p. 775.
  4. Jobling 2019.
  5. a b c d et e Hume 2017, p. 174.
  6. a et b Worthy et Wragg 2003, p. 779.
  7. a b et c Brooke 2010, p. 435.
  8. Worthy et Wragg 2003, p. 781.
  9. Worthy et Wragg 2003, p. 790.
  10. Worthy et Wragg 2003, p. 789.
  11. a et b Jønsson, Irestedt et Bowie 2011, p. 542.
  12. Moyle, Jones et Andersen 2013.
  13. Bruce, Bahr et David 2016.
  14. Gill, F & D Donsker (Eds). 2019. [=http://www.worldbirdnames.org/ioc-lists/master-list-2/ IOC World Bird List (v 9.2)]. doi : 10.14344/IOC.ML.9.2.
  15. Steadman 2006.
  16. Turvey 2009, p. 87.
  17. Hume 2017, p. 176.