Pachalik de Niš

Province de l'Empire ottoman
Pachalik de Niš
(turc) Eyālet-i Nīş

18461864

Description de cette image, également commentée ci-après
Localisation du pachalik de Niš dans l'Empire ottoman vers 1850.
Informations générales
Statut Eyalet de l'Empire ottoman
Capitale Niš

Entités précédentes :

Entités suivantes :

L'eyalet ou pachalik de Niš, en turc : Eyālet-i Nīş, est une province de l'Empire ottoman qui a existé de 1846 à 1864. Il couvrait une partie de l'actuelle Serbie (sandjak de Niš) et de l'actuelle Bulgarie (sandjak de Sofia). Sa capitale était Niš.

HistoireModifier

 
Midhat Pacha, gouverneur ottoman, photographié à une date inconnue
 
Ilyo Voyvoda, chef de haïdouks, photographié en 1862

La province est créée en 1846 par division du pachalik de Roumélie. Au milieu du XIXe siècle, elle connaît des incursions de haïdouks (hors-la-loi) venus de Serbie, comme Ilyo Voyvoda (en), qui combattent l'autorité ottomane.

En 1861, pendant la période des réformes du Tanzimat, le gouvernement de la province est confié à Midhat Pacha, un réformateur influencé par les idées occidentales, qui améliore les communications, renforce la gendarmerie contre les bandes de venues de Serbie, et crée des écoles et des hôpitaux pour les sujets de toutes religions.

En 1864, Midhat Pacha obtient le gouvernement d'une province élargie, le vilayet du Danube, qui regroupe les eyalets de Niš, de Vidin et de Silistra sur le bas Danube, avec un conseil provincial comprenant des musulmans et des chrétiens. Le système du vilayet sera élargi à tout l'Empire en 1867.

LimitesModifier

Le pachalik de Niš est bordé par :

  1. Au nord-ouest, la principauté de Serbie, autonome depuis 1817
  2. Au nord, le pachalik de Vidin, lui aussi détaché du pachalik de Roumélie en 1846
  3. Au nord-est, le pachalik de Silistra
  4. Au sud-est, le pachalik d'Andrinople (Edirne)
  5. Au sud, le pachalik de Salonique (Thessalonique)
  6. Au sud-ouest, ce qui reste du pachalik de Roumélie, autour de Monastir et du Kosovo

SubdivisionsModifier

Au milieu du XIXe siècle, le pachalik compte quatre sandjaks :

Notes et référencesModifier

Sources et bibliographieModifier