Opération Jupiter

bataille de la Seconde Guerre mondiale

L'opération Jupiter est le nom donné à une offensive militaire britannique de la bataille de Normandie qui eut lieu les 10 et au niveau de la cote 112 (en anglais : Hill 112). Ce point géographique est en fait une petite hauteur, à approximativement 10 km au sud-ouest de Caen, près d'Esquay-Notre-Dame, juste au-dessus d'une jonction routière (D8).

ForcesModifier

Le contingent britannique comprenait les hommes de la 49th Polar Bear Division, les 15th Scottish,4th DorsetShire, 11th Armoured, 43rd Wessex, 53rd Welsh, 7th Armoured et 9th Armoured RTR ainsi que de nombreuses autres unités soit au total plus de 63 000 hommes sur une période de plus de sept semaines.

StratégieModifier

Cette opération a pour but de réussir là où l'Opération Epsom a échoué, c'est-à-dire : prendre définitivement la cote 112 afin de contrôler toute attaque des troupes allemandes. La prise de ce point clé du terrain permet également d’assurer la progression des Alliés entre les deux rivières Orne et Odon, à l’ouest de Caen.

Le 8ème corps britannique, commandé par le général O’Connor, est le fer de lance de cette attaque.

Lourdes pertesModifier

Ce n'est qu'après de farouches combats pour prendre Éterville, que les Anglais du 4th Dorsetshire parvinrent enfin à percer le front allemand ; en parallèle, l'assaut en direction de la Cote 112 plus au sud, obligea les Allemands à se retirer face au déluge de feu.

Ainsi la 43e division d’infanterie Wessex attaqua ensuite Maltot toujours au prix de lourdes pertes puis avança à « travers champs » en direction de la colline. Les Anglais furent mitraillés dans les champs de blé sans protection, de la même manière que durant la bataille de la Somme. En fin de journée, les soldats alliés purent tout de même prendre position sur la Cote 112, mais leur effectif était réduit.

Le , une contre attaque de la 10e division SS Frundsberg et des Jeunesses hitlériennes obligea les régiments écossais appuyés seulement par des chars Churchill, à reculer. L'opération fut un nouvel échec.

Les pertes britanniques s'élevèrent à environ 2 000 tués, blessés et disparus[1].

La Cote 112 resta aux mains des Allemands. Ce point stratégique important pour la bataille de Caen est aujourd'hui accessible grâce à un mémorial composé d'un char Churchill et d'un site dédié au 43e régiment anglais du Wessex qui rappellent ces terribles combats.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Bataille de Caen 1. La côte 112, hors-série 58 du magazine Militaria

Liens externesModifier