Oblast autonome du Haut-Karabagh

Oblast autonome du Haut-Karabagh

 – 

Description de l'image Location Nagorno-Karabakh.png.
Informations générales
Capitale Stepanakert
Langue(s) Azéri

L'oblast autonome du Haut-Karabagh, en russe Нагорно-Карабахская автономная область, en azéri Дағлыг Гарабағ мухтар вилаjəти, en arménien Լեռնային Ղարաբաղի Ինքնավար Մարզ, est un oblast autonome de l'Union soviétique établi au sein de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan en 1923 et aboli en 1991.

Carte de l'oblast autonome du Haut-Karabagh.

HistoireModifier

En présence de Staline, le bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, auparavant favorable à l'Arménie, décide le rattachement du Haut-Karabagh à la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan le [1]. À cette époque, le territoire est peuplé à 94 % d'Arméniens[2]. En 1923 est constitué l'oblast autonome du Haut-Karabagh, séparé de l'Arménie par un « couloir azéri » pourtant peuplé d'Arméniens[1].

Pendant soixante-cinq ans, la situation n'évolue plus jusqu'en 1988 où, profitant de la perestroïka, la région autonome se déclare en sécession le [3]. D'après le recensement de 1989, le Haut-Karabagh compte 189 000 habitants dont 145 500 Arméniens et 41 000 Azéris, dans cet oblast alors enclavé en Azerbaïdjan[4].

Le conflit du Haut-Karabagh entre les RSS d'Arménie et d'Azerbaïdjan se transforme en véritable guerre quand le , le Parlement de la République d'Azerbaïdjan abolit le statut d'autonomie de l'oblast et le partage administrativement entre les raïons environnants. En réponse, la majorité de la population arménienne de la région déclare unilatéralement son indépendance par référendum en tant que République du Haut-Karabagh, laquelle contrôle la presque totalité du territoire de l'ancien oblast jusqu'au nouveau conflit de 2020.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Anahide Ter Minassian, 1918-1920 — La République d'Arménie, Bruxelles, éditions Complexe, (réimpr. 2006), 323 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-8048-0092-X, lire en ligne), p. 261.
  2. Ter Minassian 1989, p. 260.
  3. Dédéyan 2007, p. 651.
  4. Dédéyan 2007, p. 666.

BibliographieModifier