Nunzio Galantino

évêque catholique italien

Nunzio Galantino
Biographie
Naissance (72 ans)
à Cerignola (Italie)
Ordination sacerdotale
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
cardinal Bagnasco
Président de l'APSA
Depuis le
Secrétaire général de la CEI
Évêque de Cassano all'Ionio

Blason
« Inclina cor meum in testimonia tua » (Ps 119,36)
« Incline mon cœur vers tes préceptes »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Nunzio Galantino, né le à Cerignola, en province de Foggia dans les Pouilles, est un évêque catholique italien, évêque émérite de Cassano all'Ionio et président de l'Administration du patrimoine du siège apostolique (APSA) depuis .

BiographieModifier

Après avoir fréquenté le séminaire diocésain d'Ascoli Satriano, il poursuit ses études au séminaire régional de Bénévent où il obtient le baccalauréat de théologie en 1972. Il est ordonné prêtre le pour le diocèse d'Ascoli Satriano et Cerignola. En 1981, il obtient un doctorat en théologie dogmatique à la faculté théologique d'Italie méridionale à Naples.

Il exerce différents ministères tant en paroisses dans son diocèse que dans les séminaires et instituts de formation. Et à partir de 2004, il exerce des responsabilités au sein de la Conférence épiscopale italienne (CEI) comme responsable du service national pour les études supérieures de théologie et de sciences religieuses. Lui-même est connu pour avoir étudié et diffusé la pensée du bienheureux Antonio Rosmini.

Le , le pape Benoît XVI le nomme évêque du diocèse de Cassano all'Ionio. Il reçoit la consécration épiscopale le suivant des mains du cardinal Angelo Bagnasco, président de la CEI.

Le , le pape François le nomme en plus secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne par intérim[1]. Il est confirmé dans ces fonctions pour un mandat de cinq ans le [2]. Le , le pape François accepte sa démission de ses fonctions à Cassano all'Ionio[3].

Partageant les positions du Pape en faveur de l'accueil des migrants, le président de la CEI affirme en 2015 à la télévision : « aujourd'hui accueillir les immigrés est un dédommagement pour les dommages que nous avons perpétrés pendant des années et les fautes que nous avons commises [dans leurs pays], où nous ne sommes allés que pour voler, coloniser et exploiter »[4].

Deux mois après[4], revenant d'une visite en Jordanie où 6,5 millions d'habitants hébergent plus de 2 millions de réfugiés[5],[6], il réagit le aux propositions anti-immigration des dirigeants de la Ligue du Nord et du Mouvement Cinq étoiles en dénonçant sur Radio Vatican les « racoleurs de quatre sous qui disent des choses extraordinairement bêtes pour quelques votes »[4],[5],[6].

Huit jours plus tard[5], il laisse publier le texte d'un discours[6] où il décrit la politique italienne contemporaine comme « un puzzle d'ambitions personnelles au sein d'un petit harem de cooptés et de fourbes »[5],[6], en relevant qu'un peuple n'est « pas seulement un troupeau à conduire et à tondre »[5].

Le , il est nommé président de l'Administration du patrimoine du siège apostolique (APSA) au sein de la curie romaine.

Notes et référencesModifier

  1. Nomination du secrétaire général de la CEI, sur le site du Vatican
  2. Actes pontificaux, 26 mars 2014, sur le site du Vatican
  3. (it)Rinunce et nomine, Bulletin quotidien de la Salle de presse du Saint-Siège, News.va, 28 février 2015
  4. a b et c Laurent Dandrieu, Église et Immigration : Le Grand Malaise, Edi8, , 224 p. (ISBN 9782750913816, lire en ligne), p. 127
  5. a b c d et e « Immigration : le torchon brûle entre l'Église et les politiques en Italie », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2017)
  6. a b c et d « L’Eglise catholique italienne défend vigoureusement l’accueil des migrants », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 10 juillet 2017)

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