Ouvrir le menu principal

Nikolaos Balanos

architecte et ingénieur grec
Nikolaos Balanos
Balanos parthenon.jpg
Balanos devant la frise du Parthenon
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Sofia Baltatzis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Nikolaos M. Balanos (en grec : Νικόλαος Μπαλάνος) (né en 1859 à Athènes, et mort le , à Athènes), est un architecte grec.

BiographieModifier

Après des études à l'École nationale des ponts et chaussées de Paris, il devient Directeur du Service technique du ministère grec de l'Instruction publique. Il travaille alors à la consolidation et à la restauration par anastylose, des monuments de l'Acropole d'Athènes, à la suite du tremblement de terre en . Il n'utilise alors pour cette restauration que les pierres existantes et emploie un matériel et des techniques anciennes. Par contre, son recours au béton armé créera de vives polémiques. En 1932, lors du 350e anniversaire de l'université de Wurtzbourg, il est nommé Docteur honoris causa, de la Faculté des Arts.

ControversesModifier

Un effort important de rénovation est lancé en 1894 au Parthénon. Nikolaos Balanos, l'ingénieur en chef, est responsable de la restauration, et lance un projet à long terme, visant à renforcer les murs intérieurs, à remplacer certaines sculptures enlevées par Lord Elgin, et certaines colonnades perdues dans l'explosion du , pendant la Guerre de Morée (1684-1699). Le chantier se terminera en 1933[1],[Note 1].

Malheureusement, les défenseurs du patrimoine moderne pensent que Balanos, est responsable de plus de dégâts au Parthénon, que de lui avoir apporté d'effets bénéfiques[2]. Il a fait peu d'efforts pour remplacer les blocs dans leurs positions initiales, et a ainsi, compromis son intégrité structurelle. Pire encore, il a ajouté des pinces en fer, pour solidariser la maçonnerie. Contrairement au fer plombé, utilisé par les anciens Grecs[3], les pinces métalliques, utilisées par Balanos, ont été exposées aux éléments et se sont finalement corrodées. L'expansion du fer rouillé, a causé des dommages irréparables à la plupart des matériaux de construction, déjà fissurés[4],[Note 2].

TravauxModifier

  • L'Anastylose du côté nord du Parthénon (Η αναστήλωση της βόρειας κιονοστοιχίας του Παρθενώνα), 1925[5].
  • The Erechteum, in American School Monograph, 1927
  • Les Monuments de l'Acropole (Τα μνημεία της Ακροπόλεως, αποτύπωση και συντήρηση), 1928

BibliographieModifier

  • American Journal of Archaeology, juillet-septembre 1943, p. 331 (nécrologie)
  • Ève Gran-Aymerich, Les chercheurs de passé, Éditions du CNRS, 2007, p. 574-575  

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le 26 septembre 1687, le Parthénon a subi un coup direct des vénitiens, provoquant l'explosion de la poudre qui y était stockée. La plupart des murs intérieurs du temple, en dehors de l'extrémité ouest, ont été détruits, ainsi que la frise, l'entablement et environ la moitié des métopes latérales.
  2. Une seconde campagne de restauration, depuis les années 1980, tente de corriger les erreurs commises antérieurement par Balanos : tambours et chapiteaux des 46 colonnes, replacés au bon endroit, pinces en fer remplacées par des éléments en titane. Ces travaux s'appuient sur les recherches de l'architecte grec Manolis Korres (ru). Prévue initialement pour une dizaine d'années, la campagne de rénovation devrait finalement se terminer pour 2020, avec un budget de 100 millions de dollars.

RéférencesModifier

  1. (en) « Parthenon 1687 », sur www.goddess-athena.org (consulté le 18 août 2015).
  2. Jean Marcadé - Volume 128, « La préservation et la restauration des monuments de l'Acropole : état présent des études et des travaux », sur www.persee.fr, année 1984 (consulté le 19 août 2015).
  3. « La découverte de la matière : La métallurgie antique », sur www.cosmovisions.com (consulté le 18 août 2015).
  4. (en) PBS, « Secrets of the Parthenon », sur www.pbs.org (consulté le 18 août 2015)
  5. Balanos Nicolas, « Le redressement de la colonnade Nord du Parthénon : Année 1925 Volume 69 Numéro 3 pp. 167-175 », sur persee.fr, (consulté le 15 juin 2017).

Liens externesModifier