Nicolas Thurot

Nicolas Thurot
Naissance 29 janvier 1773
Bressolles, Allier (France)
Décès 19 novembre 1835
Haguenau (France)
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général

Nicolas Thurot est un officier français né le à Bressolles (dans l'Allier)[1] et mort le à Haguenau. Une ancienne caserne de Haguenau porte son nom. Un projet d’écoquartier est en cours pour quartier aujourd'hui en friche.

Entre comme cadet dans le régiment Angoulême-Infanterie le et passe en 1791 dans la Garde constitutionnelle de Louis XVI. Après la dissolution de cette garde, il est incorporé, le , dans les hussards de la République, devenus 6e régiment de hussards. Nommé brigadier en l’an II, il fait les campagnes des ans II et III à l’armée de Hollande et passe maréchal-des-logis-chef à la Légion des Francs, devenue Guides de l’armée d’Allemagne. En l’an IV, il est promu sous-lieutenant et combat dans les armées de l’Ouest en l’an V, du Rhin en l’an VI et d’Helvétie en l’an VII et VIII. Il devient lieutenant le 1er ventôse an VIII () et revient à l’armée du Rhin en l’an IX puis au Camp de Boulogne en l’an XII. Il devient membre de la Légion d’honneur le 25 prairial an XII () et fait dans la Grande armée les campagnes d’Allemagne, de Prusse et de Pologne de l’an XIV à 1807. Nommé chef d’escadrons en 1808, il se distingue pendant la campagne d’Autriche en 1809 et en Espagne en 1810 et 1811, ce qui lui vaut la croix d’officier de la Légion d’honneur. Il combat au Portugal en 1812 puis fait la campagne de Saxe à la Grande armée et est blessé à Leipzig.

Il est nommé colonel du 8e régiment de hussards, le , envoyé en Alsace et se trouve à Strasbourg pendant le blocus. Il est promu général de brigade le par le comte Roederer, commissaire extraordinaire de l’Empereur.

Après l’abdication, il est mis en non activité le mais rappelé le suivant et nommé colonel du 14e régiment de dragons - son grade de général n’ayant pas été reconnu par le gouvernement royal. Il est fait chevalier de Saint-Louis le . Pendant les Cent-Jours, il est nommé colonel du 12e régiment de cuirassiers et promu général sur le champ de bataille de Mont-Saint-Jean. À la Restauration, il est remis en non activité en et admis à la retraite en 1820. Retiré à Haguenau, dont il devient maire la même année, il est nommé au grade honorifique de maréchal-de-camp le . Rappelé à sa demande, il est nommé colonel de la 14e légion de gendarmerie le et admis définitivement à la retraite le .

État de serviceModifier

RéférencesModifier

  1. « Histoire - Charles Nicolas Thurot » (consulté le 29 octobre 2015)