Ouvrir le menu principal
Ngawang Sangdrol
Ngawang Sangdrol.jpg
Ngawang Sangdrol, 20 mars 2012
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion

Ngawang Sangdrol (née à Lhassa en 1977) est une nonne bouddhiste tibétaine et une militante pour la liberté du Tibet. Arrêtée à l’âge de 11 ans et condamnée à 24 ans de prison, elle est à présent libérée[1].

Sommaire

BiographieModifier

Pour avoir criée « Vive le Tibet libre ! » lors d'une manifestation à Lhassa, elle fut arrêtée et emprisonnée par la République populaire de Chine comme prisonnière politique, puis torturée[2].

En octobre 1993, dans la prison de Drapchi à Lhassa, quatorze nonnes, dont Ngawang Sangdrol, enregistrent clandestinnement des chants de liberté. L’enregistrement est distribué dans tout le Tibet. « Ces chants sont un témoignage des souffrances et de l’agonie des prisonniers politiques tibétains »[3]. Pour ces chants, elles sont accusées de propagande contre-révolutionnaire et leurs peines sont rallongées de 5 à 9 ans[4],[5].

Un livre de Philippe Broussard et Danielle Laeng, intitulé La prisonnière de Lhassa, est publié en 2001 avant sa libération.

Grâce aux pressions internationales, émanant de chefs d'État dont le président américain George W. Bush et le président français Jacques Chirac[6], d'associations de défense des droits de l'homme, en particulier par la Fondation Dui Hua dirigée par John Kamm, elle fut libérée pour « raison médicale » en octobre 2002 après 11 ans d'incarcération dans la prison de Drapchi[7] alors qu'elle était condamnée à 23 ans[8].

En 2003, accompagnée de l'envoyé adjoint au Bureau du Tibet de Bruxelles Migyur Dorjee, elle fut reçue à la Commission européenne par Chris Patten, alors Commissaire européen aux relations extérieures[9].

Le film documentaire de Marie Louville Prisonnière à Lhassa, consacré à Ngawang Sangdrol, sa vie et sa libération, relatant l'intervention déterminante de John Kamm, a été diffusé en 2006 sur France 2[10].

En 2013, Ngawang Sangdrol, inquiète de la restructuration des abords du barkhor à Lhassa[11], engage une pétition demandant la protection du site[12].

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :