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National Union of Women's Suffrage Societies

La National Union of Women's Suffrage Societies (NUWSS), également connue sous le nom de Suffragists par opposition aux Suffragettes, est une organisation qui a milité pour le droit de vote des femmes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle au Royaume-Uni.

Sommaire

Création et militantismeModifier

Le groupement d'associations fut fondé en 1897 à la suite de la réunion de la National Central Society for Women's Suffrage (NCWS) et du comité central de la National Society for Women's Suffrage (NSWS), les deux associations s'étant précédemment séparées en 1888.

La NUWSS était dirigée par Millicent Fawcett qui fut la présidente de la NSWS pendant plus de vingt ans. Elle consistait en une organisation démocratique qui avait pour but l'établissement du droit de vote pour les femmes par des moyens pacifiques et légaux, c'est-à-dire par l'introduction de projets de loi au Parlement et la tenue de meetings de sensibilisation à leur cause.

En 1903, la NUWSS connaît une scission, avec la création de la Women's Social and Political Union (WSPU, les « suffragettes ») qui avait des méthodes plus radicales. Pourtant, l'union continua à se développer et jusqu'à compter en 1914 400 groupuscules répartis dans tout le pays réunissant en tout plus de 100 000 membres. La majeure partie de ses membres étaient issues de la classe moyenne mais elle comptait dans ses rangs des membres d'origine plus modeste et, contrairement à la WSPU, elle acceptait l'adhésion de membres masculins.

Lors des élections de 1906, la NUWSS forme des comités dans chacune des circonscriptions pour convaincre les partis locaux de sélectionner les candidats acquis à sa cause.

L'année suivante, le , elle organisa la Mud March, sa première manifestation de grande ampleur.

Première Guerre mondialeModifier

Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, la NUWSS se scinda en deux groupes, l'un en faveur et l'autre opposé à la guerre, et organisa dans l'industrie le remplacement des hommes partis au front par des femmes. Elle créa également des unités de soins composées uniquement d'infirmières et de femmes médecins qui apportèrent leur aide sur le front français.

À la fin de la guerre en 1918, le Parlement accepta de donner le droit de vote aux femmes de plus de 30 ans, ce qui ne correspondait pas encore tout à fait à l'égalité des droits entre les hommes et les femmes demandé par l'union.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier