NGC 5189

nébuleuse planétaire de la constellation de la Mouche

NGC 5189
Image illustrative de l’article NGC 5189
La nébuleuse planétaire NGC 5189 par le télescope spatial Hubble.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Mouche [1]
Ascension droite (α) 13h 33m 32,9s[2]
Déclinaison (δ) −65° 58′ 27″ [2]
Magnitude apparente (V) 10[1]
10,3 dans la Bande B [3]
Dimensions apparentes (V) 2,33[3]

Localisation dans la constellation : Mouche

(Voir situation dans la constellation : Mouche)
Musca IAU.svg
Astrométrie
Distance 1 682 ± 89 pc (∼5 490 a.l.)[4]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Nébuleuse planétaire
Dimensions ∼3,7 a.l. (∼1,13 pc)[5]
Découverte
Découvreur(s) James Dunlop [1]
Date [1]
Désignation(s) IC 4274
PK 307-3.1
ESO 96-PN16
AM 1329-654
CS=14.1 [3]
Liste des nébuleuses planétaires

NGC 5189 est une nébuleuse planétaire située dans la constellation du Mouche. Elle a été découverte par l'astronome écossais James Dunlop en 1826. Cette nébuleuse a aussi été observée par l'astronome américaine Williamina Fleming en et elle a été inscrite à l'Index Catalogue sous la cote IC 4274[1]. Elle a aussi été cataloguée comme Δ252[6].

Pendant de nombreuses années, elle a été classée comme étant une nébuleuse en émission, d'où son inscription dans la 47e entrée du catalogue des nébuleuses en émissions de Colin Stanley Gum (Gum 47). Mais en 1967, Karl G. Henize a décrit celle-ci comme étant une nébuleuse quasi-planétaire en se basant sur ses émissions spectrales.

DistanceModifier

Les mesures les plus précices réalisées à ce jour de la parallaxe des étoiles de la Voie lactée ont été réalisées par le satellite Gaia. L'angle de la parallaxe est généralement donné en seconde d'arc ("). La parallaxe de NGC 5189 est égale à 0,5944 ± 0,0313"[4]. L'inverse de cette valeur est égale à la distance en parsec de la nébuleuse, soit 1 682 ± 89 pc (∼5 490 a.l.).

CaractéristiquesModifier

Observées par les astronomes avec des télescopes de faible grossissement et de qualité plutôt médiocre, les nébuleuses planétaires avaient une forme à peu près sphérique et elles apparaissaient vertes ou bleues comme Uranus et Neptune. Leur nom vient de ces observations. Les nébuleuses planétaires se forment lors de la dernière étape de la vie d'une étoile de masse intermédiaire comme le Soleil. En consommant le dernier combustible près de son noyau, l'étoile expulse une grande partie de ses régions externes sous forme de gaz. Ces gaz sont portés à de très haute température et ils brillent de mille feux présentant de structures que les scientifiques tentent toujours de comprendre pleinement. L'image de NGC 5189 prise par Hubble est de loin la plus détaillée réalisée à ce jour et elle nous montre une structure particulièrement inusitée et spectaculaire[7].

Plusieurs nébuleuses planétaires ressemblent en effet à des planètes, mais ce n'est pas le cas de NGC 5189 qui se déploie en forme de S. La très haute résolution du télescope Hubble permet de voir des chapelets denses de nœuds dans les nuages de gaz[7]. En raison de la forme en S ainsi que de la symétrie ponctuelle des nœuds, on a émis depuis longtemps l'hypothèse que l'astre au centre de NGC 5189 est une étoile binaire[8]. L'analyse des données captées par Hubble a montré que deux régions denses de faible ionisation forment la structure en S. L'une de ses régions se déplace vers le nord-est et l'autre vers le sud-ouest, mouvement qui pourrait provenir d'une expulsion de matière relativement récente de l'étoile centrale[9].

Grâce à des observations récentes avec le Grand télescope d'Afrique australe, on a finalement découvert l'étoile compagne de la naine blanche. Cette compagne est une étoile de type Wolf-Rayet de faible masse, un type plutôt rare. L'étoile compagne est sur une orbite dont la période est de 4,04 jours[10].

Notes et référencesModifier

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « NGC 5189 » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d et e (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le )
  2. a et b (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 5189 (consulté le )
  3. a b et c « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 5100 à 5199 »
  4. a et b (en) « Simbad, NGC 5189 -- Planetary Nebula » (consulté le )
  5. On obtient le diamètre d'un objet par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  6. (en)Classic Deep-Sky and Double Stars : NGC 5189 (Mus) [1] Southern Astronomical Delights
  7. a et b (en) « A swoosh in space: Merry Christmas from Hubble »
  8. J. P. Phillips et N. K. Reay, « Ansae and the precession of central stars in planetary nebulae : the cases of NGC 5189 and NGC 6826. », Astronomy and Astrophysics, vol. 117,‎ , p. 33-37 (Bibcode 1983A&A...117...33P, lire en ligne)
  9. Ashkbiz Danehkar, Margarita Karovska, W. Peter Maksym et Rodolfo Montez Jr, « Mapping Excitation in the Inner Regions of the Planetary Nebula NGC 5189 Using HST WFC3 Imaging », The Astrophysical Journal, vol. 852, no 2,‎ , p. 8 pages (DOI 10.3847/1538-4357/aa9e8c, lire en ligne [PDF])
  10. Rajeev Manick, Brent Miszalski et Vanessa McBride, « A radial velocity survey for post-common-envelope Wolf–Rayet central stars of planetary nebulae: first results and discovery of the close binary nucleus of NGC 5189 », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 448, no 2,‎ , p. 1789-1806 (DOI 10.1093/mnras/stv074, lire en ligne [PDF])

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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