Alpha Muscae

étoile la plus brillante de la constellation de la Mouche
α Muscae
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 12h 37m 11,08s
Déclinaison −69° 08′ 07,9″
Constellation Mouche
Magnitude apparente 2,69

Localisation dans la constellation : Mouche

(Voir situation dans la constellation : Mouche)
Musca IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral B2IV-V[1]
Indice U-B −0,854[2]
Indice B-V −0,219[2]
Variabilité β Cep[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +13 km/s[4]
Mouvement propre μα = −40,20 mas/a[5]
μδ = −12,80 mas/a[5]
Parallaxe 10,34 ± 0,11 mas[5]
Distance 315 ± 3 al
(97 ± 1 pc)
Magnitude absolue –2,2[6]
Caractéristiques physiques
Masse 8,8 ± 0,1 M[1]
Rayon 4,8 R[7]
Gravité de surface (log g) 4,06[6]
Luminosité 4 000 L[6]
Température 21 400 K[6]
Rotation 114 km/s[8]
Âge 18,3 ± 3,2 M a[1]

Autres désignations

α Mus, HR 4798, HD 109668, CD-68 1104, CPD-68 1702 HIP 61585, SAO 251974, FK5 474, GC 17179[9]

Alpha Muscae (α Mus / α Muscae) est l'étoile la plus brillante (3e magnitude) de la constellation de la Mouche. Elle brille à une distance de ∼315 a.l. (∼96,6 pc) de la Terre[5].

PropriétésModifier

Alpha Muscae est une étoile chaude de type spectral B2IV-V[1], ce qui suggère qu'elle arriverait à la fin de sa vie sur la séquence principale et commencerait à évoluer en devenant une sous-géante. Sa surface bleue-blanche possède une température assez bien connue de 21 400 kelvin[6], et est si chaude que l'essentiel du rayonnement est émis dans l'ultraviolet, invisible à nos yeux[10]. Sa luminosité est environ 4 000 fois supérieure à celle du Soleil[6]. Cette combinaison de température et de luminosité donne un rayon égal à 4,8 fois celui du Soleil[7] ; ces éléments en conjonction avec la théorie sur la structure stellaire et de l'évolution stellaire donnent une étoile de 8,8 masses solaires[1] qui est environ à la moitié de sa vie de naine brûlant de l'hydrogène, estimée à 32 millions d'années (le classement en « sous-géante » est clairement inapproprié, puisque les étoiles sous-géantes sont en train d'achever la fusion nucléaire de leur cœur)[10].

Comme la plupart des étoiles de type B, elle tourne rapidement sur elle-même avec une vitesse équatoriale d'au moins 114 km/s, ce qui donne une période de rotation de moins de deux jours[8]. De même, comme beaucoup d'étoiles de ce type, Alpha Muscae est une variable de type Beta Cephei, sa luminosité fluctuant faiblement d'environ un pour cent sur une période de 2,2 heures[3].

Environnement stellaireModifier

À environ une demi-minute d'arc de distance, se trouve une probable compagne de 13e magnitude, qui pourrait également être une coïncidence de ligne de visée. Alpha Muscae fait partie du sous-groupe Bas-Centaure Croix du Sud de l'association d'étoiles de type O et B Scorpion-Centaure, qui sont toutes nées plus ou moins en même temps dans un nuage interstellaire massif[6].

RéférencesModifier

  1. a b c d et e N. Tetzlaff, R. Neuhäuser et M. M. Hohle, « A catalogue of young runaway Hipparcos stars within 3 kpc from the Sun », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 410, no 1,‎ , p. 190–200 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2010.17434.x, Bibcode 2011MNRAS.410..190T, arXiv 1007.4883)
  2. a et b Adelina Gutierrez-Moreno et Hugo Moreno, « A photometric investigation of the Scorpio-Centaurus association », Astrophysical Journal Supplement, vol. 15,‎ , p. 459 (DOI 10.1086/190168, Bibcode 1968ApJS...15..459G)
  3. a et b J. H. Telting, C. Schrijvers, I. V. Ilyin, K. Uytterhoeven, J. De Ridder, C. Aerts et H. F. Henrichs, « A high-resolution spectroscopy survey of β Cephei pulsations in bright stars », Astronomy and Astrophysics, vol. 452, no 3,‎ , p. 945–953 (DOI 10.1051/0004-6361:20054730, Bibcode 2006A&A...452..945T)
  4. D. S. Evans, The Revision of the General Catalogue of Radial Velocities, University of Toronto, International Astronomical Union, june 20–24, 1966 (Bibcode 1967IAUS...30...57E)
  5. a b c et d F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  6. a b c d e f et g E. J. de Geus, P. T. de Zeeuw et J. Lub, « Physical parameters of stars in the Scorpio-Centaurus OB association », Astronomy and Astrophysics, vol. 216, nos 1-2,‎ , p. 44–61 (Bibcode 1989A&A...216...44D)
  7. a et b A. B. Underhill, L. Divan, M.-L. Prevot-Burnichon et V. Doazan, « Effective temperatures, angular diameters, distances and linear radii for 160 O and B stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 189,‎ , p. 601–605 (DOI 10.1093/mnras/189.3.601, Bibcode 1979MNRAS.189..601U)
  8. a et b Anamarija Stankov et Gerald Handler, « Catalog of Galactic β Cephei Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 158, no 2,‎ , p. 193–216 (DOI 10.1086/429408, Bibcode 2005ApJS..158..193S, arXiv astro-ph/0506495)
  9. (en) * alf Mus -- Double or multiple star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  10. a et b (en) James B. Kaler, « Alpha Muscae », sur Stars

Liens externesModifier