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Moshe Feiglin

politicien israélien
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Feigl.
Moshe Feiglin
Moshe Feiglin.jpg
Moshé Feiglin
Fonctions
Président du conseil d'administration
Zehut
depuis
Membre de la Knesset
-
Membre de la Knesset
-
Biographie
Naissance
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HaïfaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Religion
Partis politiques
Likoud (jusqu'en )
Zehut (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Condamné pour
Site web

Moshé Feiglin (né le ) est un politicien israélien apparu sur la scène politique en 1992 s'opposant aux accords d'Oslo. Son mouvement ''Zo Artzenou'' (C'est notre terre) basé sur le principe de la désobéissance civile non violente à paralysé le pays. Du jour au lendemain Feiglin à quitté l'anonymat. Feiglin appelant le public a ne pas respecter les lois, à bloquer la circulation a été jugé et condamné pour sédition en 1997. Il a effectué des travaux d'intérêt général.

Après avoir purgé sa peine, il a créé le mouvement ''Manhigut Yehudit'' (Leadership Juif). En 2000 Feiglin et ses partisans rejoignent le Likud. Candidat à la tête du parti en 2012 face à Netanayhou Feiglin termine second avec 23.2% des suffrages. Feiglin a été député du Likud à la 19e Knesset entre 2013 et 2015 occupant entre autres le poste de Vice Président de la Knesset.

En 2015, Feiglin quitte le Likud et fonde un nouveau parti Zehout

Sommaire

Enfance, études, armée et familleModifier

Feiglin est né à Haïfa en 1962. Sa famille, descendant de réfugiés juifs russes arrivée en Palestine lors de la première Aliyah, a ensuite déménagé à Rehovot, où il a étudié à l'école Tachkmoni, puis à la Yeshiva Or Etzion

À l'armée, il sert dans une unité combattante du génie civil et atteint le grade de capitaine.

Il est l'auteur de plusieurs livres, Là où il n'y pas d'hommes et La guerre des rêves. Il a également publié de nombreux articles et apparait fréquemment à la télévision et à la radio, aussi bien en Israël qu'à l'étranger.

Manhigut YehuditModifier

Feiglin est le cofondateur (avec Shmuel Sackett) et président du mouvement Manhigut Yehudit ("Leadership Juif") au sein du parti israélien Likoud. Ce mouvement est destiné selon Feiglin à " amener un leadership juif à l'État d'Israël" basé sur les valeurs juives et celles des prophètes d'Israël. La définition juive devant être prise au niveau ethnique,social,culturel et non religieuse. Manhigut Yehudit s'oppose par exemple à toute coercition et l'adoption de lois religieuses (ce n'est pas à l'Etat de contrôler ce que mangent les citoyens, ou comment ils se marient).

L'un des chevaux de bataille de Feiglin concerne l'éducation. Il demande que les écoles cessent d'enseigner l'histoire d'Israël du point de vue arabe, notamment ce que les palestiniens appellent la « nakba » (la catastrophe) qui désigne la création de l'État d'Israël. Il a également fustigé à de nombreuses reprises la méthode anti-démocratique selon lui avec laquelle sont choisis les juges de la Cour Suprême, et demande que ceux-ci soient désormais désignés par des représentants du peuple.

Bien que Feiglin ait déclaré que son mouvement allait émerger par ceux qui ont un profond attachement aux valeurs de la Torah, on estimait en 2005 que 30 % au moins de ses quelque 8000 membres inscrits sont « laïcs » ou se définissent comme « non-religieux ». Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer ce phénomène. L'homme est connu pour son obstination et reconnu pour son honnêteté, et ne souffre pas de l'image de « magouilleur » que renvoie parfois son grand rival et actuel leader du Likoud Benyamin Netanyahou. Ses arguments et ses positions sur l'éducation dans les écoles israéliennes qu'il estime devoir revenir aux valeurs juives rencontrent également de plus en plus d'approbation au sein d'une population qui constate dépitée la faillite de son système éducatif public.

Il s'oppose à l'abandon de souveraineté sur les terres juives ou conquises par Israël et demande que le gouvernement agisse contre « les 50 000 bâtiments arabes illégaux à travers le pays ». Il promet de mettre un coup d'arrêt au glissement vers la gauche du Likoud après le retrait de Gaza et promet de s'opposer à la politique d'abandon de territoires qui constitue la plateforme politique de nombreux partis politiques israéliens depuis une quinzaine d'années.

 
משה פייגלין Moshe Feiglin

Bien que jusqu'à récemment les médias ne se soient pas beaucoup intéressés à lui, Feiglin a déclaré publiquement qu'il approuvait "l'expulsion si nécessaire" des arabes hostiles à Israël vers la Jordanie, rejoignant plus ou moins les propositions de certains leaders d'extrême-droite comme Avigdor Lieberman.

Pour cela et d'autres raisons, certains des détracteurs de Feiglin les plus à gauche de l'échiquier politique essaient parfois de le dépeindre comme une version moderne du Rabbin radical Meïr Kahane, qui fut assassiné par un musulman extrémiste[1]. Bien que le cofondateur de Manhigut Yehudit, Shmouel Sackett, ait entretenu des liens étroits avec les rabbins Meir et Ze'ev Kahane, il n'y a aucun lien établi entre Feiglin et Kahane, même s'il existe quelques similitudes idéologiques entre eux, notamment sur la question du "transfert" des arabes "hostiles" vers la Jordanie pour consolider la sécurité d'Israël, ou le développement d'un système législatif plus en phase avec la Loi Juive. En 2005, Feiglin déclara que "partout dans le monde, les juifs qui souhaitent devenir citoyens israéliens, peu importe ou ils vivent, devraient se voir accorder la nationalité israélienne et le droit de vote."[2]

Feiglin et Sackett se distinguent de la doctrine kahaniste principalement par leur attachement à la protestation non-violente. Alors que le kahanisme est souvent associé à un militantisme qui accepte tacitement, quand il n'encourage pas ouvertement la violence.

Quelques personnalités du mouvement sioniste religieux ont également dans le passé accusé Feiglin et Sackett de s'être vendus au Likoud

Feiglin au LikoudModifier

En 2003, il se présente pour la première fois aux primaires du Likoud et obtient 3 % des suffrages face à Ariel Sharon et Benyamin Netanyahou.

En décembre 2005, Feiglin se présenta au poste de leader du Likoud et obtint 12,5 % des votes et se classa 3e sur 7 candidats, après Benyamin Netanyahou et Silvan Shalom, ce qui constitua un très bon score et une grande surprise puisque ce n'était que la deuxième fois qu'il se portait candidat et n'avait jamais été élu ni à siéger à la Knesset ni à un quelconque poste gouvernemental. Il tenta de concourir pour la 4e place sur la liste des candidats à la Knesset mais se heurta à une violente opposition de Netanyahou, qui reporta la date des élections et voulut changer la charte du Likoud en imposant une impossibilité de se présenter à la Knesset sous les couleurs du Likoud à quiconque aurait purgé une peine d'au moins 3 mois de prison, ce qui de facto aurait privé Feiglin de la possibilité d'être élu député du Likoud, ayant purgé une peine de six mois pour ses activités de désobéissance civile au milieu des années 1990.

Malgré une décision de principe du conseil central du Likoud (qui reprenait une décision de la Cour Suprême) qui stipulait que la condamnation de Feiglin ne résultait pas d'une violation déshonorante de la loi, et donc qui lui permettait pleinement de se présenter à une échéance électorale sous les couleurs du Likoud, Moshé Feiglin retire sa candidature pour la 4e place le [3].

Lors des primaires du Likoud le 14 aout 2007, Feiglin doubla son précédent score et emporta 24 % des suffrages. Netanyahou, craignant que le mouvement de Moshé Feiglin ne prenne trop d'importance, essaya, mais en vain, de le faire renvoyer du Likoud.

Le 8 décembre 2008, Feiglin continue son ascension et se hisse à la 20e place sur 140 candidats à la députation et s'assure dans le principe un siège à la 18e Knesset qui doit voir le jour après les élections générales du 10 février 2009[4].

Le 26 novembre 2012, Feiglin est élu à la 14e place sur la liste des candidats à la députation du Likoud pour les élections de la 19e Knesset, qui ont eu lieu le 22 janvier 2013[5] lui permettant de devenir député.

En janvier 2015, Feiglin quitte le Likud[6] à la suite des primaires du parti. Il fonde un nouveau parti "Identité: un mouvement israélien juif" (en hébreu, Zehut: Tenuah Yisraelit Yehudit)[7].

Controverses et critiquesModifier

Arrestation pour désobéissance civile pendant la période des accords d'OsloModifier

Feiglin a été arrêté pour avoir organisé de vastes mouvements de désobéissance civile pendant la période des accords d'Oslo. Il appela de grandes manifestations et à des actions de blocages de routes dans tout Israël[8]. Il fut accusé de "briser les limites de la loi et de l'ordre" et "d'incitation au crime". Feiglin avait déclaré lui-même : "nous ferons tout ce qui est possible, y compris en enfreignant la loi"[9].

RéférencesModifier