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Montserrat (Roblès)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montserrat.

Montserrat
Image illustrative de l’article Montserrat (Roblès)

Auteur Emmanuel Roblès
Pays France
Genre pièce de théâtre (tragédie)
Date de parution 1948
Nombre de pages 144

Montserrat est une pièce de théâtre d'Emmanuel Roblès, dont le sujet est la guerre civile au Venezuela. La pièce est jouée pour la première fois le 23 avril 1948 au théâtre Montparnasse à Paris, et le même jour, au théâtre du Colisée à Alger[1]. Elle reçoit le Prix du Portique[2]. Depuis sa création, cette pièce, dont Albert Camus disait : « Elle ne doit rien à aucune école ou à aucune mode et pourtant elle s'accorde à la terrible cruauté du temps sans cesser de se référer à une pitié vieille comme le cœur humain »[3], n'a jamais cessé d'être jouée dans le monde. Elle a été adaptée en plus de vingts langues[4].

Les personnagesModifier

  • Montserrat, officier espagnol, 28 ans.
  • Izquierdo, premier lieutenant du capitaine général Monteverde, 40 ans.
  • Le père Coronil, moine capucin, chapelain de Monteverde, 50 ans.
  • Zuazola,Morales, Antonanzas officiers espagnols 35 a 40 ans
  • La mère (mère de deux enfants), 30 ans
  • Eléna, adolescente, 18 ans
  • Juan Salcedo, comédien, 40 ans
  • Salas Ina, riche marchand, 35 ans
  • Ricardo, 20 ans

RésuméModifier

Juillet 1812. Montserrat, officier espagnol, prend le parti des révolutionnaires vénézuéliens[3], horrifié par les traitements que font subir ses compatriotes aux indigènes. Alors que les Espagnols comptent aller arrêter Bolivar, le chef des révolutionnaires vénézuéliens, Montserrat le prévient et Bolivar parvient ainsi à s'échapper.

Les Espagnols, sous le commandement du premier lieutenant Izquierdo, conscients du fait que c'est Montserrat qui a prévenu Bolivar de leur arrivée, le font emprisonner. Avant de l'exécuter, ils essaient de lui faire dire où se cache Bolivar en capturant six otages innocents, pris au hasard dans la rue, et les enfermant avec lui et kui disant que les otages seront fusillés au bout d une heure si il n a toujours pas avoué.Chacun des six innocents va alors tenter de le convaincre d'avouer, soit en le culpabilisant (enfants à nourrir, nourrissons abandonnés à leur sort, femme qui attend...), soit en lui expliquant que Bolívar peut mourir, même sans être attrapé, puisque celui-ci est malade, et qu'alors leurs morts ne serviraient à rien.

Montserrat est alors confronté à un dilemme : choisir entre se taire (et ainsi condamner six otages innocents) ou bien parler (et ainsi compromettre la révolution vénézuélienne).

Montserrat continuera à se taire et avant d'être exécuté, il apprendra que Bolivar est sauf et qu il meurt pour une cause noble

Analyse de l'œuvreModifier

La scène 3 de l’acte I : « En Espagne, les Français sont nos oppresseurs cent fois haïs. Et ici, sur cette terre neuve, ce sont les soldats espagnols qui maintiennent tout un peuple dans un noir esclavage. » fait allusion à la terrible répression par Napoléon de la révolte espagnole[3]'[5] telle que représentée par Goya dans le tableau intitulé le 3 mai 1808.

Roblès dit lui-même : « L’auteur aurait pu situer le sujet de sa pièce dans l’Antiquité romaine, l’Espagne de Philippe II, la France de l’Occupation, etc. »[6]. C'est une tragédie qui s'interroge sur la condition humaine, à l'instar du roman de Malraux ou de la pièce Les Justes d'Albert Camus, à travers le dilemme que se pose le héros entre se taire (et condamner des innocents) ou denoncer le lieu de Simon Bolivar (et compromettre la revolution venezualienne)

ÉditionsModifier

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. « Montserrat ( Fiches de lecture ) »
  2. « Emmanuel Roblès », sur webcamus.free.fr (consulté le 24 juin 2016)
  3. a b et c « Roblès, « Montserrat », 1948 » (consulté le 24 juin 2016)
  4. Équipe de recherche Fabula, « Colloque du centenaire Emmanuel Roblès »
  5. « Montserrat », sur slc.aron.free.fr (consulté le 25 juin 2016)
  6. « Emmanuel Roblès, Montserrat, acte III, scène 1 | Annabac », sur www.annabac.com (consulté le 25 juin 2016)
  7. Folio n° 2570, p. 157

Liens externesModifier