Moi, Omega

Moi, Omega
Auteur Erwan Barillot
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Science-fiction
Éditeur Bouquins
Collection Bouquins Roman
Date de parution
Type de média Livre papier
Nombre de pages 480
ISBN 978-2-38292-225-5

Moi, Omega est un roman science-fiction écrit par Erwan Barillot et publié le 15 septembre 2022 aux éditions Bouquins.

RésuméModifier

Au début des années 2000, Ian Ginsberg, étudiant à Harvard, découvre la prophétie de Teilhard de Chardin qui postule l'existence d'un Dieu encore latent, mais qui deviendra présent au terme l'évolution technologique, au point Omega. La technologie n'en est alors qu'à ses balbutiements. Mais qu'en sera-t-il en 2064, lorsque le jeune Ian Ginsberg aura 80 ans?[1]

— Jeune Homme, si je vous disais que la Science a progressé plus vite dans le temps de votre courte vie qu'au cours de toute l'Histoire qui vous a précédé?

— Je vous répondrais que j'arrive au bon moment!

— En tous cas, à un meilleur moment que Jésus-Christ![2]

Références culturellesModifier

  • Pierre Teilhard de Chardin et en particulier son livre Le phénomène humain servent de moteur à l'ambition du personnage principal, Ian Ginsberg. Lorsqu'il parvient à atteindre le Point Omega en 2064, l'oeuvre de Teilhard forme le dernier évangile du Christianisme.
  • Ian Ginsberg et son réseau social Friendscreen, qui sert d'amorce à la concrétisation de la Noosphère teilhardienne, sont librement inspirés de Mark Zuckerberg et de Facebook. « Votre héros est une sorte de Mark Zuckerberg qui aurait lu Teilhard de Chardin », observe Frédéric Taddei[3].

AccueilModifier

Le roman bénéficie d'un accueil critique positif. Sur France Inter, Christophe Bourseiller déclare: « Je viens de lire un roman absolument formidable - je m'engage un peu - nommé Moi, Omega. Ce livre est le premier roman d'un jeune homme de 27 ans, Erwan Barillot, et il mérite le prix Nobel de l'excellence »[4]. Pour Anne Fulda dans son émission L'Heure des livres sur CNEWS, « c'est à lire, c'est une écriture fluide, plus accessible que vous pourriez sembler le montrer »[5].

Le réalisme du roman est souligné. Pour le journaliste Frédéric Taddeï, « il y a plein de gens dans la Silicon Valley qui pensent comme ça, qui pensent qu'on peut faire un monde meilleur. C'est vrai que ça nous coûtera un certain nombre de libertés mais au fond, c'est le prix à payer pour être plus heureux »[3]. Selon Vanessa Relouzat du Pays Briard, le roman « mêle science, mystique et philosophie à travers une vertigineuse épopée »[6]. Dans un entretien d'une quarantaine de minutes avec l'auteur, le média Front Populaire de Michel Onfray dépeint « un roman d'anticipation assez vertigineux »[7] qui, selon Jean-Paul Brighelli dans Marianne: « ajoute à sa finesse d’analyse de nos mœurs une capacité de projection dont les futurologues et autres petits-maîtres de la prospective sont bien incapables »[8].

Dans une interview croisée avec l'auteur, le théologien Jacques Arnould estime que « l’utopie imaginée par Erwan constitue une mise en garde efficace, une critique géniale de nous-mêmes, de nos sociétés et de nos désirs »[9].

Notes et référencesModifier

  1. « Résumé de "Moi, Omega" », sur Babelio.com
  2. Erwan Barillot, Moi, Omega, Paris, Bouquins, , 480 p. (ISBN 2382922257, lire en ligne), p. 51
  3. a et b Frédéric Taddei, « Erwan Barillot, auteur de "Moi, Omega" », sur Europe1.fr,
  4. Christophe Bourseiller, « Le futur pour le pire ou le meilleur. Ce monde me rend fou », Apple Podcast,‎ (lire en ligne)
  5. Anne Fulda, « L'HEURE DES LIVRES : ERWAN BARILLOT », sur CNews.fr,
  6. Vanessa Relouzat, « Coulommiers : Lucchini, Picot, Gauvard..., auteur(e)s en série à la Librairie éphémère », Le Pays Briard,‎ (lire en ligne)
  7. Maxime Le Nagard, « Avec "Moi, Oméga", Erwan Barillot a-t-il prédit le futur de l'humanité ? », Front Populaire,‎ (lire en ligne)
  8. Jean-Paul Brighelli, « Roman : "Moi, Omega", d’Erwan Barillot, ou le rêve ultime du dernier geek », Marianne,‎ (lire en ligne)
  9. Jeremy Stubbs, « Transhumanisme : quand l’élite globaliste se prend pour Dieu », sur Causeur.fr,

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier