Ouvrir le menu principal

Michel Lazdunski

biologiste, professeur à l'Université de Nice-Sophia-Antipolis
Michel Lazdunski
Naissance
Marseille (France)
Nationalité Drapeau : France française
Domaines Biologie moléculaire et biologie cellulaire
Institutions CNRS et Université de Nice Sophia-Antipolis
Renommé pour Travaux sur les canaux ioniques
Distinctions Médaille d'or du CNRS
Médaille d'argent du CNRS
Grand Prix de l'Académie des sciences (France).

Michel Lazdunski, né le à Marseille, est un biologiste français spécialisé en recherche d’intérêt médical dans les domaines de la biochimie, la physiologie, la physiopathologie, la pharmacologie moléculaire et les neurosciences[1].

Sommaire

BiographieModifier

Michel Lazdunski est ingénieur chimiste (1955), diplômé de l'École nationale supérieure de chimie de Clermont-Ferrand, docteur (Ph.D) en Chimie-Physique de l’Université Laval à Québec (1962) au Canada dans le laboratoire de Ludovic Ouellet, puis Docteur ès Sciences en Biochimie (Université de Marseille, 1964). Il commence sa carrière au CNRS en 1962 à Marseille où il devient Professeur de Biochimie en 1965. A la demande du Professeur Jacques Monod, Prix Nobel de Médecine 1965, il accepte la Chaire de Biochimie à l’Université de Nice en 1968. Il y fonde le Centre de Biochimie du CNRS qu’il dirigera jusqu’en 1989, année où il se déplace dans la technopole de Sophia Antipolis pour y diriger l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire du CNRS qu’il vient de créer et qu’il dirigera jusqu’en 2004. Au cours de sa carrière Universitaire à Nice/Sophia Antipolis, il a été successivement Professeur de Biochimie (Faculté des Sciences), Directeur de Recherche détaché au CNRS et Professeur de Pharmacologie PU-PH (Faculté de Médecine).

Michel Lazdunski a fait partie du Conseil Scientifique (1997-2001) et du Conseil d’Administration (2001-2005) du CNRS et du Conseil de l’European Molecular Biology Organisation (1990-1995). Il a présidé de nombreux Comités dont le Comité des Sciences du Vivant de la CEE (programme Human Capital and Mobility 1996-1997) et le Comité National de Coordination des Sciences du Vivant (2001-2002)

Il a été élu membre titulaire de l'Académie des sciences en 1991[2]. Il a été nommé membre senior de l'Institut universitaire de France en 1991 pour une durée de cinq ans[3], renouvelée en 1996[4].

Apport scientifiqueModifier

La première partie de la carrière scientifique de Michel Lazdunski (distingué par la Médaille d’Argent du CNRS) a été consacrée à l’enzymologie. Il s’est ensuite attaché à l’exploration des machines moléculaires, les canaux ioniques, qui génèrent la bioélectricité dans le cerveau, le système nerveux périphérique, le cœur, les muscles, les vaisseaux et les systèmes endocrines sécréteurs d’hormones et qui sont à l’origine de multiples pathologies[5],[6]. Il a eu un rôle de pionnier dans l’analyse des canaux ioniques perméables au sodium, calcium et potassium. Il a eu un rôle pionnier dans l’étude de leur pharmacologie en introduisant de nombreuses toxines de nombreux venins ainsi que des médicaments importants de l’hypertension (les bloqueurs calciques) ou du diabète (les sulfonylurées antidiabétiques)[5],[6],[7] Les travaux les plus récents de son équipe ont complété ces études pharmacologiques et amplifié la découverte de nouvelles substances issues de venin avec de fortes possibilités de thérapeutique potentielle. Elles ont aussi abouti à la découverte de plusieurs nouvelles classes de canaux ioniques essentiels à la perception sensorielle des stimulations mécaniques, du chaud, du froid et de l’acidité. Les canaux TREK/TRAAK, les canaux TASK et les canaux ASIC[5] [6] [8]. Ces familles de canaux jouent un rôle essentiel dans la perception de la douleur mais également dans la transmission synaptique et dans la neuroprotection au niveau cérébral en particulier pour les acides gras polyinsaturés de types ɯɜ. Les canaux TREK jouent un rôle central dans la dépression[9]. Les canaux TASK et TREK sont une cible thérapeutique majeure des anesthésiques gazeux[5] [6] [10].

Auparavant Michel Lazdunski et son équipe avaient fait des découvertes pionnières sur le canal CFTR[5] [6] [11] associé à la mucoviscidose, qui indiquaient la direction à suivre pour les développements thérapeutiques actuels sur certaines des formes de cette maladie génétique.

DistinctionsModifier

RéférencesModifier

  1. a et b « Université côte d'Azur »
  2. « Académie des sciences »
  3. Arrêté du 2 décembre 1991 portant nomination à l'Institut universitaire de France, JORF no 286 du 8 décembre 1991, p. 16074, NOR MENH9102797A, sur Légifrance.
  4. Arrêté du 8 août 1996 portant nomination des membres seniors et juniors de l'Institut universitaire de France, JORF no 191 du 17 août 1996, p. 12453, NOR MENK9602306A, sur Légifrance.
  5. a b c d et e « Michel Lazdunski-Research gate »
  6. a b c d et e « Michel Lazdunski-Google Scholar citations »
  7. Amoroso, S; Schmidantomarchi, H; Fosset, M; et al., « Glucose, Sulfonylurea, and Neurotransmitter Release - Role of ATP-sensitive K+ Channels, : », Science,‎ feb 1990, 247, issue: 4944, p. 852-854
  8. Waldmann, R; Champigny, G; Bassilana, F; et al., « A proton-gated cation channel involved in acid-sensing », Nature,‎ mar 1997, 386, issue: 6621, p. 173-177
  9. Heurteaux, Catherine; Lucas, Guillaume; Guy, Nicolas; et al., « Deletion of the background potassium channel TREK-1 results in a depression-resistant phenotype », Nature neuroscience,‎ sep 2006, 9, issue : 9, p. 1134-1141
  10. Patel, AJ; Honore, E; Lesage, F; et al., « Inhalational anesthetics activate two-pore-domain background K+ channels », Nature neuroscience,‎ may 1999, 2, issue: 5, p. 422-426
  11. Dalemans, W; Barbry, P; Champigny, G; et al., « Altered Chloride-ion Channel Kinteics Associated With tthe Delta-F508 Cystic-Fibrosis Mutation », Nature,‎ dec 1991, 354, issue: 6354, p. 526-528
  12. « Prix Charles Leopold Mayer »
  13. « Academia europaea »
  14. Allianz s’engage depuis 30 ans dans la recherche médicale
  15. « Médaille d'or du CNRS »
  16. CNRS, « Liste des médaillés d'or du CNRS », sur http://www.cnrs.fr (consulté le 11 février 2014)
  17. (de) Lauréats 2011 de la Fondation Jung.
  18. « Prix Galien »
  19. « Commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur »

Liens externesModifier