Meshoullam ben Nathan

Meshoullam ben Nathan est un tossafiste provençal du XIIe siècle (1120 - ?)

Meshoullam ben Nathan
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Éléments biographiquesModifier

Né à Narbonne, il est membre du collège rabbinique de cette ville, ainsi qu'en atteste sa signature aux côtés de celle d'Abraham ben Isaac de Narbonne et d'autres rabbins sur un responsum daté d'environ 1150[1]. Peu après, il s'établit à Melun, où il acquiert une autorité considérable et correspond avec des rabbins de toute la France, y compris Paris. Il obtient le titre de Rav, qui lui confère un caractère officiel dans le nord de la France.

Heinrich Gross (rabbin) est revenu sur ses propos, après avoir déclaré que Meshoullam ben Nathan de Melun et Meshoullam de Narbonne étaient deux personnes différentes[2].

ŒuvreModifier

Meshoullam est l'auteur de plusieurs responsa, où il se montre plutôt indulgent dans ses décisions, au grand déplaisir de Rabbenou Tam, le plus important talmudiste de son temps. La correspondance polémique qui s'ensuit entre les deux érudits, est en partie conservée dans le Sefer haYashar[3] et dans plusieurs Tossefot (commentaires talmudiques des Tossafistes)[4]. Meshullam devra, malgré une brillante dialectique, se rétracter par crainte de l'excommunication.

Selon H.Gross, il pourrait aussi être l'exégète qui est cité dans le commentaire de Rachi sur II Chroniques 13:2 (ce qui prouverait que ce commentaire n'est pas de Rachi)[5], et que c'est de lui que parle Yom Tov de Joigny (dans le Mordekai sur Chabbat i. 250).

PostéritéModifier

Son fils, Nathan d'Étampes, est connu pour ses controverses avec les chrétiens, poursuivies par son fils Meshoullam, son petit-fils Nathan et son arrière-petit-fils, Joseph ben Nathan Official. Sa famille est par conséquent connue comme la famille de Zélés (haMeqannim).

Notes et référencesModifier

  1. Cf. Teshouvot HaRambam, p. 4, Leipsic, 1859 & Kol Bo, n° 20
  2. Gross, in Monatsschrift für die Wissenschaft des Judentums vol. xvi. p. 290
  3. Rabbenou Tam, Sefer haYashar, Vienne 1811, pp. 72-76
  4. Cf. Tossefot sur T.B. Pessahim 105a, Beitza 16a & Avoda Zara 29b ; voir aussi le Mordekhaï sur Chabbat iv. 334 et passim, édition Vilna du Talmud
  5. Gross, loc. cit. ; cf. Zunz, Zur Geschichte und Literatur, p. 71, Berlin 1845

SourceModifier