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Maurice Franck

compositeur, chef d'orchestre
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Maurice Franck
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Maurice Franck (né le , Paris IXe - , décédé le à Paris XVIIe) est un compositeur, chef d’orchestre et professeur de musique français.

Sommaire

BiographieModifier

Maurice Franck est l’un des fils de Jules Franck, harpiste soliste à l’Opéra de Paris, et de Clémence Braun, une bonne pianiste amateur. Il a épousé Marcelle Horvilleur, également musicienne. Parmi ses cousines figurent Geneviève Zadoc-Kahn, régisseuse des concerts Musigrains, et Suzanne Braun, ophtalmologiste et épouse de Louis Vallon[1]. Franck fait ses études au Conservatoire de Paris avec Marcel Samuel-Rousseau et Paul Vidal. Il participe cinq fois au Prix de Rome, où il gagne en 1926 le premier Second Grand Prix avec sa cantate L’autre Mère.

À partir de 1937, il dirige une classe d’harmonie au Conservatoire de Paris. Plus tard, il devient président de l’association des anciens élèves du Conservatoire. Parallèlement, il enseigne aux Studios Pleyel, au Lycée la Fontaine ainsi qu’à l’Institut Beethoven fondé par Hélène Amiot, au côté d’autres pédagogues comme Noël Gallon, Maurice Hewitt, Georges Jouatte, André-Lévy, René Maillard, René Leroy, Auguste Le Guennant et René Saorgin.

Au début de la guerre, Maurice Franck a été fait prisonnier et envoyé dans un Oflag. Il a été libéré le 14 août 1941, mais de retour à Paris, il est de nouveau arrêté le 12 décembre 1941 à Paris, lors de la "rafle des intellectuels Juifs" et interné au Camp de Royallieu à Compiègne. Il y a dirigé un petit chœur amateur[2]. Il est rapidement libéré, grâce à l'action de sa deuxième femme, Marcelle Horvilleur, également musicienne (qu'il avait récemment épousée le 6 septembre 1941 à Paris XVIIe), et à l'aide de certains milieux artistiques[3], dont Henri Rabaud qui a fait valoir son engagement volontaire lors de la première guerre mondiale, et ses décorations de la Croix de Guerre et de la Légion d'Honneur[4].

À partir de 1946, il est chef d’orchestre à l’Opéra de Paris. En tant que compositeur, il est surtout connu pour ses œuvres de musique de chambre, et a aussi écrit quelques œuvres de pédagogie musicale.


ŒuvresModifier

  • Musique du film La merveilleuse tragédie de Lourdes (Réalisateur : Henri Fabert), 1933
  • Trio d’anches pour hautbois, clarinette et basson, 1937
  • Psaume XXVIII, créé en 1945 par les Concerts Colonne
  • Trois mélodies pour chant et piano, 1951
  • Musique du film Que serais-je sans elle, 1951
  • Musique du film Dolorès et le joli cœur (Réalisateur : Georges Chaperot), 1951
  • Quatre mélodies, créé en 1957 par Suzanne Juyol
  • Psaume XXVI pour quatre voix mixtes a cappella, 1955
  • Thème et variations pour alto et orchestre, 1957
  • Fanfare, Andante et Allegro pour trombone et piano, 1958
  • Suite pour harpe, 1959
  • Deuxième Trio d’anches pour hautbois, clarinette et basson, 1960
  • Grambrinus, Opéra-bouffe en 2 actes et 6 tableaux (1961)
  • Suite pour alto et orchestre, 1965
  • Prélude, arioso et rondo pour Saxhorn, trombone basse ou tuba et piano, 1969
  • Prière pour hautbois et piano, 1984
  • Atalante, opéra-bouffe

Œuvres d’enseignement musicalModifier

  • Vingt-huit leçons de solfège, 1951
  • Quinze leçons de solfège à sept clés, 1964

RéférencesModifier

  1. Sources généalogiques familiales
  2. Castro / Gompel / Jacob-Rick Kohn / Rousso / Rutkowski / Wellers , Le Camp Juif de Royallieu Compiegne 1941-1943, Éditions Le Manuscrit, 18.10.2007, (ISBN 978-2-30400-474-8)
  3. Bertrand Herz , Le Pull-over de Buchenwald : J'avais 14 ans dans les camps de la mort, Éditions Tallandier, 22 janvier 2015, (ISBN 979-1-02100-705-5)
  4. Jean Gribenski, L'exclusion des Juifs du Conservatoire dans La vie musicale sous Vichy sous la dir. de Myriam Chimènes, Éditions Complexes, 2001, (ISBN 978-2-87027-864-2)

Liens externesModifier