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Massif de Coutach
le massif de Coutach
le massif de Coutach
Géographie
Altitude 471 m, Puech Camp
Massif Massif central
Superficie 25 km2
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Départements Gard, Hérault
Géologie
Roches Calcaire

Le massif de Coutach est un massif calcaire gardois. Il s'étend de Claret à Sauve en passant par Corconne, Quissac, Liouc, Conqueyrac et Pompignan.

GéographieModifier

TopographieModifier

GéologieModifier

 
Reculée de Vallaguière dans le massif de Coutach.

Formé lors du Jurassique supérieur, ce massif calcaire de type karstique s’étend sur environ 25 km2 et recèle de nombreuses cavités souterraines[1]. À l'est du massif se situe la faille de Corconne[2] qui explique notamment la présence de la source thermale de Fonsange-les-Bains[3] avec ses eaux tièdes sulfureuses.

Entre Quissac et Sauve se dessine le ravin de Vallaguière, une belle reculée karstique dans le Jurassique supérieur[4].

 
Marnes du Callovien au pied du massif de Coutach à Quissac.

À proximité, au pied du massif de Coutach, sont présentes des marnes du Callovien[5],[6], localement nommées les « terres grises ».

En 1946, puis en 1966, deux forages furent creusés pour tenter d'extraire du pétrole[7] au lieu-dit « domaine de la Devèze ». La première tour de forage (Quissac no 1) fut stoppée à 1 649 m et connut quelques soucis techniques qui entraînèrent son abandon. Le deuxième forage (Quissac no 2), distant de 500 m, atteignit son objectif à 2 104 m[8],[9]. Au final nul hydrocarbure n'a été trouvé.

À l’extrémité nord du massif, du côté de la Mer des Rochers, le grand aven de Sauve plonge dans les entrailles de la terre jusqu'au Vidourle souterrain[10].

VégétationModifier

 
La garrigue dans le massif de Coutach.

Si à l'est du massif de Coutach le paysage est essentiellement composé de vignobles, le massif lui-même est une zone de garrigue. Plus ou moins parsemée de chênes et de cade, la végétation peut sembler pauvre au premier abord mais est en réalité constituée d'une grande diversité de plantes[11].

Hormis quelques coupes de bois sur les hauteurs, le Coutach est pour l'essentiel préservé de toute exploitation humaine.

HistoireModifier

 
Tour des Fées dans le massif du Coutach.

Quelques fouilles archéologiques dans des grottes attestent de la présence de l'Homme dans le Coutach dès le Néolithique[1],[12].

Une très ancienne voie (pré-romaine jusqu'au XVIIe siècle)[13] longeait le massif entre Corconne et Sauve. Il n'en reste qu'un ancien pont à proximité de Fonsange[14] ainsi que la discrète Tour des Fées[15], tour de guet certainement destinée à surveiller le passage des voyageurs. C'est la construction du vieux pont de Quissac (au dessus du Vidourle) qui viendra modifier les itinéraires[13] autour du XIIIe siècle.

Sorti de son utilisation des cavités au Néolithique, l'Homme ne vit plus dans le Coutach mais s'installe à son pied et essentiellement sur les bords du fleuve Vidourle. La montagne est désormais utilisée pour le bois et la chasse. En 1965, sur la commune de Liouc, les propriétaires de la carrière de Pied Bouquet (ou carrière Terrisse) commencent à en exploiter la roche[16].

La Mer des RochersModifier

 
Vue de la Mer des Rochers.

Au nord du massif, sur le territoire de Sauve, se situe une étendue au paysage particulièrement atypique. Au cours de son évolution géologique (érosion du calcaire) la roche a pris des formes sculpturales impressionnantes.

La Mer des Rochers est la seule partie touristique du massif. Lieu de culture jusqu'au milieu du XXe siècle (cerisiers, pêchers, oliviers, vignes, mûriers et micocouliers) en raison de la bonne qualité du sol[17], des dizaines de sentiers monotraces sont désormais empruntés par les visiteurs.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Serge Cours, « Quelques documents céramiques chasséens du massif de Coutach (département du Gard) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 78, no 2,‎ , p. 52–59 (DOI 10.3406/bspf.1981.5303, lire en ligne, consulté le 20 juillet 2017)
  2. « Carte géologique centrée sur Corconne », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 20 juillet 2017)
  3. « Potentiel géothermique des aquifères superficiels et de moyenne profondeur du département du Gard », , p. 65
  4. « Inventaire du patrimoine géologique du Languedoc-Roussillon (Phase 1 – Pré-inventaire) », , p. 377
  5. G.M. BERGER et C. SAUVEL, « Notice explicative n°964 de la Carte géologique de Sommière (1/50 000) » [PDF], sur ficheinfoterre.brgm.fr (consulté le 12 janvier 2019), p. 2-3
  6. Émilien Dumas, Statistique géologique, minéralogique, métallurgique et paléontologique du département du Gard... par Émilien Dumas,... 1re [-3e] partie. Deuxième partie, A. Bertrand, 1875-1877 (lire en ligne), p. 247
  7. Association pour la sauvegarde de l'histoire de Quissac, Quissac... à la croisée des chemins, (ISBN 2-907127-15-2), p. 107
  8. Association pour la sauvegarde de l'histoire de Quissac, Regards sur Quissac : Portraits et souvenirs, (ISBN 2-907127-13-6), p. 80
  9. Eglantine Husson, « Interaction géodynamique/karstification et modélisation géologique 3D des massifs carbonatés : Implication sur la distribution prévisionnelle de la karstification. Exemple des paléokarts crétacés à néogénes du Languedoc montpelliérain », , p. 193,311
  10. « plongee souterraine - vidourle », sur www.plongeesout.com (consulté le 20 juillet 2017)
  11. « Encyclopedie des garrigues : Patrimoine naturel », sur www.wikigarrigue.info (consulté le 20 juillet 2017)
  12. Paul Faucher et E. Gimon, « Une nécropole néolithique », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 2, no 9,‎ , p. 290–299 (DOI 10.3406/bspf.1905.11406, lire en ligne, consulté le 20 juillet 2017)
  13. a et b « Les plus anciens chemins »,
  14. « Carte centrée sur Fonsange », sur OpenStreetMap (consulté le 21 juillet 2017)
  15. « Bulletin municipal de Sauve », mensuel,‎ , p. 29-30 (lire en ligne)
  16. « Extension de la carrière de Corconne... »
  17. « Ville de Sauve : la Mer des Rochers »

Voir aussiModifier