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Massacre de Yirgou

Massacre de Yirgou
Date -
Lieu Yirgou, près de Barsalogo (Burkina Faso)
Victimes Civils mossis (premier massacre)
Civils peuls (deuxième massacre)
Morts 49 (dont 6 dans le premier massacre et 43 dans le deuxième massacre)[1],[2]
Auteurs Djihadistes (premier massacre)
Koglweogo (deuxième massacre)
Guerre Guerre du Sahel
Coordonnées 13° 24′ 54,9″ nord, 1° 03′ 24,5″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Massacre de Yirgou

Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso

(Voir situation sur carte : Burkina Faso)
Massacre de Yirgou

Le massacre de Yirgou a lieu du au , pendant la guerre du Sahel. Il débute par une attaque de djihadistes contre le village, laquelle est suivie de représailles des miliciens Koglweogo contre les Peuls.

Sommaire

ContexteModifier

Depuis 2015, le nord et l'est du Burkina Faso sont le théâtre d'attaques djihadistes menées par différents groupes : Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans et l'État islamique dans le Grand Sahara[2]. La capitale, Ouagadougou, est également ciblée à trois reprises[2]. De 2015 à fin 2018, ces violences causent la mort de 270 personnes[2]. Le 31 décembre, après l'embuscade de Loroni, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré décrète l'État d'urgence[2].

DéroulementModifier

Dans la nuit du au , une première attaque est menée dans le village de Yirgou, dans la commune de Barsalogho, dans le département Barsalogho[2],[3]. Les assaillants, qualifiés de « terroristes » par le gouvernement burkinabé, arrivent à bord de motocyclettes en tirant des coups de feu en l'air, puis ils abattent six personnes, dont le chef du village et son fils[2],[3],[4]. Les assaillants se replient ensuite vers la province de Soum, au Nord[3].

Ces tueries sont alors rapidement suivies de représailles de la part de membres de la milice d'auto-défense des Koglweogo appartenant à la communauté des Mossis, l'ethnie majoritaire au Burkina Faso[2],[5]. Ces derniers s'en prennent aussitôt aux éleveurs peuls, accusés de complicité avec les djihadistes[3]. Des campements sont attaqués et plusieurs personnes massacrées[2],[3]. Les violences se poursuivent encore le 2 janvier[3],[4].

Alors que les affrontements communautaires prennent de plus en plus d'ampleur au Mali voisin — un autre massacre y étant notamment commis le même jour — il s'agit des premières violences de ce type au Burkina Faso depuis le début des attaques djihadistes dans ce pays[2],[3].

Bilan humainModifier

Le 2 janvier, le gouvernement burkinabé donne un premier bilan de 13 morts[2]. Un témoin anonyme dément cependant ce chiffre et affirme à Voice of America avoir compté 48 corps[5]. Le 4 janvier, le gouverment burkinabé revoit cependant son bilan à la hausse et affirme qu'au moins 46 personnes ont été tuées[2],[6]. Dans les jours qui suivent, le bilan est revu à la hausse et passe à 49 tués[1].

Le 12 janvier, des milliers de personnes issues de toutes les communautés manifestent à Ouagadougou pour dénoncer les violences ethniques à Yirgou et la dissolution du groupe d'auto-défense impliqué dans les tueries[7]. Les organisateurs de la marche affirment également que le nombre des morts est plus élevé qu'indiqué dans le bilan officiel, faisant état de 72 morts et 6 000 déplacés[7].

Liens externesModifier

RéférencesModifier