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Marie-Louise de Laval-Montmorency
Marie-Louise de Laval-Montmorency.jpg
Fonction
Abbesse
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Père

Marie-Louise[1] de Laval-Montmorency est une aristocrate et religieuse française née le 31 mars 1723 et morte le 24 juillet 1794.

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BiographieModifier

Descendante en ligne directe de Mathieu II de Montmorency, connétable de France, elle est la fille de Guy-Claude-Roland de Laval-Montmorency et de Marie-Élisabeth de Rouvroy de Saint-Simon. Elle entre dans les ordres et devient la quarante-troisième (et dernière) abbesse de Montmartre.

Le 16 août 1792, les religieuses bénédictines de Montmartre reçoivent l'ordre de quitter leur abbaye. Elle se retira alors à Saint-Denis avec neuf de ses religieuses mais trouva un asile momentané au château de Bondy chez la marquise de Crussol d'Amboise.

Sans égard pour son âge et pour ses infirmités (elle était devenue sourde et paralysée à la suite de l'éclatement de la Révolution française), elle fut arrêtée et emprisonnée par les révolutionnaires à Saint-Lazare et condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire pour avoir « sourdement et aveuglément »[2] comploté contre la République, sa sœur, Henriette-Louise, étant mariée à Bleickard-Maximilian-Augustin von Helmstatt, et son cousin Louis-Joseph de Montmorency-Laval, dernier Grand-aumônier de France, ayant lui aussi émigré.

Elle fut guillotinée le 24 juillet 1794 (5 thermidor an II), à la barrière du Trône à Paris. Son corps repose au cimetière de Picpus[3].

HomonymieModifier

Il ne faut pas confondre l'abbesse de Montmartre avec Marie-Louise-Augustine de Laval-Tartigny, femme de Louis-Antoine Crozat de Thiers, ou encore avec Marie-Louise de Laval-Montmorency, femme d'Antoine-Gaston de Roquelaure.

Notes et référencesModifier

  1. Citée sous le prénom de Henriette-Charlotte par Désormeaux dans L'Histoire de la maison Montmorency (1764), ouvrage présenté à Louis XV sur commande de Monsieur le Duc de Montmorency-Luxembourg.
  2. Cette accusation ironique est tantôt attribuée à Fouquier-Tinville, tantôt à un juge inconnu. Cf. H. M. Delsart, op. cit..
  3. « Cimetière de Picpus », sur Cimetières de France et d'ailleurs (consulté le 6 mai 2010)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier