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Maria Lassnig
Maria Lassnig 2009.jpg
Maria Lassnig au Museum Ludwig de Cologne en Allemagne, en 2009
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 94 ans)
VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Représentée par
Hauser & Wirth (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Distinctions
Liste détaillée
Prix des beaux-arts de la ville de Vienne ()
Rubenspreis ()
Prix Max-Beckmann ()
Décoration autrichienne pour la science et l'art (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Maria Lassnig, née le à Kappel am Krappfeld[1] et morte le (à 94 ans) à Vienne[2], est une artiste autrichienne.

BiographieModifier

Maria Lassnig grandit en Autriche et étudie l'art à l'Académie des beaux-arts de Vienne d'où elle sort diplômée en 1945[3].

Elle voyage en France dans les années 1950, elle y découvre le surréalisme et l'art informel. Par la suite, entre 1968 à 1978, elle vit à New York[4].

Elle est la première femme à obtenir une place d'enseignante à la Université des arts appliqués de Vienne[3]. Une fondation à son nom, Maria Lassnig Stiftung, s'occupe de diffuser son art.

ŒuvreModifier

Sa peinture figurative évoque essentiellement le corps[5], selon ses mots, elle souhaite représenter « les sensations internes du corps[6] ». Son travail est un travail engagé, plusieurs de ses toiles traitent de sujets sensibles tels que les enfants soldats ou la fin de vie. Profondément féministe, elle l'égalité homme-femme est aussi un thème récurent[7].

Adepte de l'autoportrait, elle se peint mi-femme mi-créature animale ou mythologiques[4]. Son travail surprend voire dérange le regardeur car rien est sublimé, tout est cru. Ses représentations s'inscrivent dans la lignée des corps déconstruits de Francis Bacon, Pablo Picasso[3] ou encore Egon Schiele.

L'artiste joue aussi avec les genres, le féminin et le masculin se confond, notamment dans ses films d'animation[6].

DistinctionModifier

En 1988, elle est la première femme à recevoir le Großer Österreichischer Staatspreis dans la catégorie « arts visuels »[8].

Lors de la 55e Biennale de Venise, elle reçoit conjointement avec Marisa Merz un Lion d'or[9] à cette occasion Massimiliano Gioni, directeur de la Biennale déclare que Maria Lassnig « représente un exemple unique d’obstination et d’indépendance[6] ».

Expositions (sélection)Modifier

Notes et référencesModifier

  1. « Mort de l'artiste autrichienne Maria Lassnig », sur Franceinfo, (consulté le 31 mai 2019)
  2. « Maria Lassnig | artnet », sur www.artnet.fr (consulté le 31 mai 2019)
  3. a b et c « Maria Lassnig », sur awarewomenartists.com (consulté le 31 mai 2019)
  4. a et b Sabine Gignoux, « Maria Lassnig, peintre à sensations », La Croix,‎ (lire en ligne)
  5. Dominique Poiret, « La peintre autrichienne Maria Lassnig est décédée », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. a b c et d Elisabeth Lebovici, « L'Autrichienne Maria Lassnig expose à Nantes », Libération,‎ (lire en ligne)
  7. (en-GB) Kathryn Hughes, « Maria Lassnig: under the skin », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 31 mai 2019)
  8. « Großer Österreichischer Staatspreis - Kunst und Kultur im Bundeskanzleramt Österreich », sur www.kunstkultur.bka.gv.at (consulté le 31 mai 2019)
  9. Sarah Barry, « Marisa Merz et Maria Lassnig, Lions d’or de la Biennale de Venise 2013 pour l’ensemble de leurs oeuvres », Le Journal des Arts,‎ (lire en ligne)
  10. (en-GB) « Maria Lassnig at the Serpentine Gallery, London », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 31 mai 2019)
  11. (de) « Maria Lassnig », sur www.mumok.at (consulté le 31 mai 2019)
  12. « MoMA PS1: Exhibitions: Maria Lassnig », sur momaps1.org (consulté le 31 mai 2019)
  13. « Národní galerie Praha », sur www.ngprague.cz (consulté le 31 mai 2019)

Liens externesModifier