Marches de la mort

On appelle marches de la mort des convois de prisonniers où les gardiens font avancer les prisonniers au mépris de la vie de ces derniers, voire en vue de leur extermination. Les marches de la mort les plus célèbres eurent lieu pendant le génocide arménien et durant la Shoah à la fin du volet européen de Seconde Guerre mondiale.

La marche de la mort de Bataan eut un retentissement médiatique considérable aux États-Unis.
Marche de la mort depuis le camp de concentration de Dachau vers Wolfratshausen, 26-30 avril 1945.

Marches de la mort dans l'HistoireModifier

 
Le , des civils allemands sont contraints de marcher à côté des cadavres de trente femmes juives mortes de faim lors d'une marche de 500 km imposée par les soldats SS à travers la Tchécoslovaquie. Enterrés dans des fosses communes à Volary, les corps ont été exhumés par des civils allemands sous la direction de médecins de la 5e division d'infanterie américaine (Troisième armée). Les corps ont été placés dans des cercueils et ré-enterrés dans le cimetière de Volary.
 
Aujourd'hui, le cimetière de Volary où sont enterrées les victimes locales de cette marche de la mort.
 
Prisonniers américains lors d'une pause à une marche de la mort, mains liées dans le dos par les Japonais, aux Philippines, 1942.
 
Pause pour les soldats lors de la marche de la mort aux Philippines, 1942
  • Les marches de la mort de la guerre d'Indochine, notamment celle des prisonniers français capturés à Dien Bien Phu, conduits à marche forcée vers les camps de concentration Viet-Minh, et plus particulièrement vers le camp 113. Seuls environ 30 % des prisonniers ont survécu, les autres étant morts au cours de la marche ou dans les camps[1].
 
Cadavres lors de la marche de la mort de Bataan du camp de prisonniers de Cabanatuan, Philippines, 1942.

Notes et référencesModifier

  1. Ministère de la Défense - Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, « La bataille de Diên Biên Phu (13 mars 1954-7 mai 1954) », Collection Mémoire et Citoyenneté no 39 [lire en ligne (page consultée le 11 novembre 2014)] : « [...] sur les 10 300 soldats français faits prisonniers à Dien Bien Phu, seuls 3 300 sont rendus à leurs familles. Les autres, souvent laissés sans soins, épuisés, affamés, parfois sommairement exécutés, perdent la vie sur les routes qui les conduisent à leur lieu de détention et dans les camps du Viêt-minh. »

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

 
Plaque commémorative pour les victimes de la marche de la mort à Putlitz-Porep en Brandenbourg (Allemagne)