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Logo Maison de services au public.

Une maison de services au public (MSAP) est, en France, une structure qui combine accueil physique et accompagnement numérique, et qui regroupe en un même lieu plusieurs services.

L’objectif est de permettre à l’ensemble des habitants d’accéder à un service de proximité et/ou de bénéficier d’un accompagnement administratif sur de nombreuses thématiques de la vie quotidienne : emploi, retraite, famille, social, santé, logement, énergie, services postaux, accès au droit, etc.

Ces maisons de services au public sont animées par des agents-médiateurs qui assurent un accompagnement administratif de premier niveau, et qui sont pour cela formés par les partenaires du lieu, que peuvent être par exemple Pôle emploi, GRDF, la Mutualité Sociale Agricole, La Poste, les caisses d’assurance maladie, retraite ou familiale.

Ces maisons peuvent être portées par une collectivité, une association, un groupement d'intérêt public (GIP)[1].

Les Maisons France Services auront un panel d’organismes minimum plus grand et seront au nombre de 2000 à horizon 2022 (1340 en 2019)[2].

Services offertsModifier

L’étendue de la palette de services offerts varie d’une maison de services au public à l’autre, en fonction des besoins identifiés sur le territoire[3], pour servir au mieux la population.

Il existe toutefois un « socle de services » commun :

  • Accueillir, informer et orienter
  • Aider à l’utilisation des services en ligne des partenaires de la Maison[4]
  • Venir en appui administratif (aide à la compréhension des éléments demandés, vérification de la recevabilité d’un dossier…)
  • Faciliter la mise en relation avec certains organismes (aide à la prise de rendez-vous physique, téléphonique, visio)

Un outil cartographique et/ou de géolocalisation permet aux habitants/usagers de trouver la Maison la plus proche, d’en consulter les informations pratiques ainsi que les services délivrés.

HistoriqueModifier

L’expérimentation "plus de services au public"Modifier

Expérimenté de 2010 à 2013 dans 22 départements, le dispositif "plus de services au public "[5] a permis de développer environ 200 actions sur le terrain, qui visaient majoritairement la création ou le renforcement de la mutualisation de l’offre de services dans des lieux spécifiques.

En outre, elle a permis de rassembler tous les grands opérateurs chargés de missions de service public autour de cet enjeu d’accessibilité et d'ouvrir une large réflexion sur l'accessibilité des services à tous, et les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. L’importance de la technologie numérique, la nécessité de former les agents à de nouvelles missions, l’intérêt de la géolocalisation des services rendus par les opérateurs sont autant de chantiers qui ont pu être ouverts grâce à l’expérimentation.

C’est à partir de cette expérimentation, que la généralisation de la politique publique visant à développer un réseau de Maisons de services au public a pu être généralisée.

Lors de son discours devant le Congrès des maires, le 19 novembre 2013[6], le Premier ministre a annoncé la généralisation de ce dispositif expérimental avec l’objectif de 1000 Maisons de services au public d'ici fin 2016. Cet objectif a depuis été avancé à fin 2016.

Le droit d’accéder aux services est inscrit dans la loiModifier

L’accessibilité des services au public est l’un des principaux enjeux en matière d’égalité des territoires.

Le déploiement des maisons de services au public en zone rurale, urbaine ou périurbaine s’inscrit dans une politique publique globale qui vise 3 principaux objectifs :

  • Réduire les inégalités sociales et territoriales dans l’accès aux services
  • Organiser la mutualisation des services
  • Améliorer la qualité de services aux citoyens

Ce principe a fait l’objet d’un texte de loi l’article 100 de la loi Notre[1] (nouvelle organisation territoriale de la république).

Les acteurs du programmeModifier

Le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET)Modifier

Le CGET pilote la politique publique d’accessibilité aux services, définit les conditions d’octroi du financement, et coordonne les acteurs du programme.

La Caisse des DépôtsModifier

Impliquée dès 2010 dans l’expérimentation « + de services », la Caisse des Dépôts a été mandatée pour assurer l’animation nationale du réseau des Maisons de services au public. Dans ce cadre, elle intervient sur quatre grands volets : l’aide à la mise en place du programme et à son évaluation, l’appui au déploiement, l’animation du réseau et enfin la communication.

Les opérateurs nationauxModifier

Au nombre de sept, ils se sont mobilisés pour favoriser l’implantation des Maisons de services au public qui délivrent des services pour leur compte. La CNAF, la CNAMTS, la CNAV, GRDF, La Poste, la MSA et Pôle emploi ont matérialisé leur appui par la constitution d’un fonds inter-opérateurs abondé à hauteur de 20 millions d’euros, qui vient doubler l’effort initial de l’État.

La PosteModifier

La Poste a un statut particulier puisqu’elle peut elle aussi être un « porteur de projet » et accueillir des activités «Maison de services au public » au sein de certains de ses bureaux de Poste situés en zone rurale et de montagne.

L'Union nationale des PIMMS (Point Information Médiation Multi Services)Modifier

Cette association intervient à deux titres : sur le champ du déploiement, mais également sur le champ de la formation où, forte de son expérience, elle apporte son expertise dans la formation des agents-médiateurs qui sont amenés à délivrer les services dans les Maisons.

Le label « Maison de services au public »Modifier

La référence « Maison de services au public » est attribuée par l’État aux espaces mutualisés de services au public qui en font la demande, après une instruction effectuée par la préfecture de département.

L’objectif de ce « label » est de reconnaître et de valoriser des initiatives locales de regroupement de services publics et au public, en fonction des besoins des habitants. Les « Maisons de services au public » s’inscrivent dans la continuité des « Relais Services Publics » (RSP)[7]) mis en place dès 2006. Avec le projet de loi de Nouvelle Organisation Territoriale de la République, le label RSP évolue et prend le nom de Maison de services au public.

Combinant accueil, orientation par un agent et accès aux outils numérique, la Maison de service au public délivre de fait des prestations extrêmement variées, avec un socle commun lié à l’emploi et aux aides sociales.

Ce dispositif a vocation à s’adresser à tous les publics et est ouvert à l’ensemble des territoires de métropole et d’outre-mer, aussi bien dans les territoires ruraux qu’urbains.

En plus du socle de services initial décrit plus haut, le label est également garant de certains critères[8] :

  • Une adéquation de l’offre de services délivrée avec les besoins et attentes des habitants et, en tout état de cause, parmi les opérateurs signataires, au moins deux opérateurs du champ de l’emploi et/ou de l’aide sociale ;
  • Une ouverture régulière minimum de 24 heures par semaine sur l’ensemble des prestations prévues, et en cohérence avec les besoins des habitants et les rythmes de vie du territoire ;
  • Un animateur-agent d’accueil formé par chacun des opérateurs partenaire de la Maison pour le compte duquel il délivre un service ;
  • Un local comportant un point d’attente assise et un espace confidentiel afin de garantir de bonnes conditions d’entretien ;
  • Une couverture numérique minimale permettant l’utilisation de l’équipement mis à la disposition des publics.

ÉchosModifier

En février 2019, 1 676 maisons de services au public sont ouvertes ou en cours d'ouverture[9].

Divers reportages vidéo décrivent le dispositif[10],[11],[12],[13]. Les départements mettent en ligne des informations sur les maisons de services au public[14]. Les presses locales rendent également compte de l'ouverture des maisons de service[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22],[23],[24].

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b LOI n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République
  2. 2 000 maisons France Service d'ici à 2022, Gouverment français, 14 juin 2019
  3. « La proximité au cœur des schémas de services au public » Assemblée des départements de France, 9 novemvre 2015.
  4. « Les services proposés au public | Le portail des maisons de services au public », sur www.maisondeservicesaupublic.fr (consulté le 10 avril 2017).
  5. Expérimentation du contrat départemental « Plus de services au public » sur le site du Sénat.
  6. 96e Congrès des maireset présidents de communautés de France du 18 au 21 novembre 2013
  7. Relais Services Publics : la labellisation lancée
  8. Cahier des charges.
  9. Maisons de services au public Commissariat général à l'égalité des territoires.
  10. Vidéo-reportage sur le dispositif itinérant de Maison de services au public
  11. Vidéo-reportage sur l'accès au droit dans les Maisons de services au public
  12. Vidéo-reportage sur l'animation partenariale des Maisons de services au public
  13. Les Maisons de services au public en 2 minutes
  14. Par exemple l'Aude :Département de l'Aude, « Les Maisons de services au public dans l’Aude - Département de l'Aude », sur www.aude.fr (consulté le 23 juin 2016).
  15. Ligny-en-Barrois (Est Républicain)
  16. Rémalard-en-Perche (source : Tendance Ouest)
  17. Abelstroff (source : Radio Mélodie)
  18. Saint-Dié (source : Vosges Matin)
  19. Cussac (source : Le Populaire)
  20. Schirmeck (source : DNA))]
  21. Rémalard-en-Perche (source : l'Echo Républicain)
  22. Renescure, Cassel et Boeschèpe (source : La Voix du Nord)
  23. Saint Maxent l'école (source : la Nouvelle République)
  24. Poncin (source : France TV info)

Liens externesModifier