Maggy Breittmayer

violoniste
Maggy Breittmayer
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Maggy Breittmayer née le à Genève (Suisse) et morte le à Genève (Suisse), est une violoniste soliste de carrière internationale dès 1909, professeure au Conservatoire de Genève dès 1911 et membre fondatrice de l'Orchestre de la Suisse romande en 1918 puis animatrice d'émissions radiophoniques sur le violon dans les années 1940.

BiographieModifier

Maggy Breittmayer est la fille d’Olga Amélie Soltermann, femme au foyer, et d’Henri Jean Breittmayer, juge assesseur et conseiller d’État.

Maggy Breittmayer a pour professeur Henri Marteau violoniste virtuose et compositeur français qui enseigne au Conservatoire de musique de Genève[1]. En , Breittmayer entame sa carrière de soliste, une carrière très fermée aux femmes, et à l’occasion d’un concert symphonique à Lausanne la presse rapporte qu'elle enflamme le public. En l’Association des musiciens suisses lui donne une bourse, ce qui est un fait exceptionnel pour une femme de l'obtenir à cette époque. Elle donne l'opportunité à Maggy Breittmayer de poursuivre ses études de violon à Berlin auprès de Carl Flesch, un violoniste, pédagogue et compositeur hongrois réputé. De retour à Genève, elle obtient ensuite sa virtuosité auprès d'Henri Marteau et devient professeure suppléante au Conservatoire en . Elle mène sa carrière de violoniste soliste à l'international avec le contexte de la Première Guerre mondiale. Elle pourra néanmoins se produire à Paris pour la saison musicale de 1911-1912, en Hollande en , puis à Berlin en . Son jeu résolument moderne, se caractérise, selon les sources de l’époque, par sa sobriété ainsi que par sa recherche à la fois de la pureté sonore et du maintien d’un timbre chaleureux. Maggy Breittmayer fait le choix d'interpréter des œuvres de Marguerite Roesgen-Champion et d’Émile Jaques-Dalcroze, qui sont considérées comme des œuvres modernes, délaissant de son répertoire des pièces plus connues qui lui auraient assuré un succès public facile.

Sa carrière de soliste s’interrompt en , parce que sa carrière internationale n'a pas pu prendre toute l'ampleur nécessaire à cause du conflit de la première guerre mondiale et aussi parce que les techniques évoluent avec le développement du gramophone. Elle poursuit son métier de professeure au Conservatoire, et contribue à la création de l’Orchestre de la Suisse romande dont elle est membre fondatrice. Dans les années 1940, anime des émissions de radio autour du violon.

Elle décède le à Genève.

Hommage et postéritéModifier

Le la ville de Berlin rend hommage à Maggy Breittmayer en donnant son nom à une rue du quartier de Steglitz, Maggy Breittmayer Pfad[2].

En 2019 l'association Escouade fait poser des plaques de rue temporaires à Genève en hommage aux femmes célèbres genevoises. La rue de la Cité est renommée temporairement rue Virginie Barbet dans le cadre de l'initiative 100Elles[3].

BibliographieModifier

  • Ziegler Deuber, Erica, Tikhonov, Natalia (dir.), Les Femmes dans la mémoire de Genève, Genève, Éditions Susan Hurter, , « Maggy Breittmayer », pp. 198-199
  • Minder-Jeanneret, Irène, Dictionnaire historique de la Suisse (lire en ligne), « Maggy Breittmayer »
  • Minder-Jeanneret, Irène, Femmes musiciennes en Suisse romande : la musicienne professionnelle au tournant du siècle dans le miroir de la presse (1894-1914), Yens sur Morges, Édition Cabédita,

RéférencesModifier

  1. « Maggy BREITTMAYER », sur 100 Elles* (consulté le 11 juin 2019)
  2. (de) kaupert media gmbh, « Maggy-Breittmayer-Pfad 3-28 in Berlin - KAUPERTS », sur berlin.kauperts.de (consulté le 11 juin 2019)
  3. Sylvia Revello, « Les rues genevoises en voie de féminisation », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 11 juin 2019)

Liens externesModifier