Mademoiselle Théodore

danseuse française
Mademoiselle Théodore
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 39 ans)
GirondeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint

Marie Madeleine Louise Catherine Crespé (ou Crépé), dite Mademoiselle Théodore, est une danseuse française née à Paris le [1] et décédée à Audenge, Gironde, le [2].

Élève de Jean-Barthélemy Lany, Mlle Théodore débute à l'Académie royale de musique en 1775 comme surnuméraire, puis en 1777 comme danseuse remplaçante. Elle danse un temps à Londres dans les ballets montés par Noverre.

Sérieuse — voire guindée — et philosophe, elle n'hésite pas à écrire à Jean-Jacques Rousseau pour lui demander conseil. On lui connaît aussi quelques querelles avec la direction de l'Opéra et un conflit mémorable avec la chanteuse Mlle Beaumesnil, qui se solde par un duel à la porte Maillot.

En 1783, elle quitte l'Opéra avec Jean Dauberval à sa suite, et l'épouse le [3]. Le couple se rend ensuite à Bordeaux, elle comme première danseuse, lui comme maître de ballet du Grand Théâtre. En 1789, il règle pour elle La Fille mal gardée.

NotesModifier

  1. Bien que tous les biographes aient donné la date du 6 octobre 1760, la fiche de naissance de Marie Louise Catherine Crespé tirée de l'état civil reconstitué de Paris (voir fiche n° 20) indique bien le 5 9bre 1759, paroisse Saint-Leu.
  2. Date confirmée par l'acte de décès du registre d'Audenge (Gironde), décédée pendant la nuit du 23 fructidor an 7 ; selon l'acte, Mlle Théodore était la fille légitime du citoyen Crespé et de la citoyenne Goubart. Certaines sources avancent par erreur la date de 1796, d'autres celle de 1798.
  3. On lit dans les Mémoires secrets de Bachaumont, à la date du 17 septembre : « Le sieur d'Auberval s'est enfin rendu au goût décidé & constant de mademoiselle Théodore pour lui, & il vient de l'épouser depuis qu'il a quitté le théâtre de l'opéra ».

BibliographieModifier

  • Adolphe Jullien, « Un mariage chorégraphique : Mlle Théodore et Dauberval », L'Opéra secret au XVIIIe siècle, Paris, Édouard Rouveyre, 1880, pp. 163-202.
  • Émile Campardon, L'Académie royale de musique au XVIIIe siècle, Paris, Berger-Levrault et Cie, vol. I, 1884, articles « Dauberval » (pp. 171-182) et « Beaumesnil » (pp. 49-57).