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Lucie Chevalley

personnalité française
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Lucie Chevalley
Fonction
Présidente
Conseil national des femmes françaises
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 97 ans)
Nom de naissance
Lucie SabatierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Parentèle
Autres informations
Distinctions

Lucie Chevalley, née Sabatier le au Petit-Quevilly et morte le , est une personnalité protestante française. Elle est déclarée juste parmi les nations en 1993.

Sommaire

BiographieModifier

Lucie Chevalley est la deuxième fille du théologien Auguste Sabatier. Elle se marie avec Élie Chevalley, juriste et professeur de droit au Caire[1]. C'est au Caire qu'elle réalise un doctorat en droit, avec une thèse soutenue à la faculté de droit de Paris, intitulée La Déclaration du droit des gens de l'abbé Grégoire, 1793-1795, étude sur le droit international public intermédiaire[2], mais elle ne peut se présenter à l'agrégation de droit qui n'est alors pas ouverte aux femmes[1]. Elle rentre en France en 1920 et s'engage dans la vie associative. Elle fait partie de la section française du Service social international d'aide aux migrants, créé par le Young Women's Christian Association, qui prend le nom de Service social d'aide aux émigrants (SSAE) en 1921[3]. Elle en est la vice-présidente à partir de 1924, puis la présidente de 1932 à 1964[1]. Elle est membre du Conseil national des femmes françaises qu'elle préside de 1964 à 1970.

Dès 1940 et durant toute la Seconde Guerre mondiale, elle entre dans la voie de la clandestinité et de l'aide aux juifs. Elle se rapproche de David Rappaport et du comité Amelot et détient une copie du fichier des 900 enfants placés en province par cette œuvre[4]. Elle participe à la création de L'Entraide temporaire[5]. Sa participation aux actions en faveur des enfants juifs lui vaut la reconnaissance de juste parmi les nations, en 1993[6],[7].

Après la guerre, elle est membre de l'église réformée du Foyer de l'Âme à Paris[1].

DistinctionsModifier

PublicationsModifier

  • Souvenirs, notes et pensées intimes, Paris, Buchet-Chastel, 1995 (ISBN 2-7020-1652-9)

RéférencesModifier

  1. a b c et d Cabanel 2015, p. 680.
  2. Thèse de doctorat en droit, Faculté de droit, Université de Paris, 103 p. notice du Sudoc [1].
  3. Henri Mengin, « Le service social d'aide aux émigrants », Population, 29, 1974/1, p. 174-179 [lire en ligne] [PDF].
  4. Cabanel 2015, p. 680-681.
  5. Lucienne Chibrac, « Chevalley Lucie, née Sabatier (1882-1979) », sur CEDIAS - Musée social (consulté le 3 novembre 2018).
  6. Lucie Chevalley, « Lucie Chevalley », sur Yad Vashem, The world Holocaust Resource Center
  7. Lucie Chevalley, « Lucie Sabatier Chevalley », sur ajpn, Juste parmi les Nations AJPN

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Lucienne Chibrac, « Chevalley Lucie, née Sabatier (1882-1979) », sur Dictionnaire du service social — CEDIAS Musée Social (consulté le 5 novembre 2018).
  • Patrick Cabanel, « Lucie Chevalley », dans Patrick Cabanel & André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Paris, Les Éditions de Paris/Max Chaleil, (ISBN 978-2-917743-07-2), p. 680-681.
  • « Aux origines du travail social professionnel », quelques figures féminines (notice biographique), Vie sociale, 1993, no 3-4, p. 11-23.

Liens externesModifier