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Louise de La Béraudière du Rouhet
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Biographie
Naissance
Décès
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Activité

Louise de La Béraudière de l'Isle Rouhet1530 - † après 1586), parfois surnommée « La belle Rouhet » (nom qu'elle tenait d'une seigneurie de son père, Louis de La Béraudière[1]), fut une dame d'honneur de Catherine de Médicis. On lui prête des aventures avec des rois de France.

Sommaire

BiographieModifier

D'une grande beauté, Louise de La Béraudière séduisit le roi de Navarre Antoine de Bourbon dont elle devint la maîtresse. On prétend qu'elle fut encouragée par Catherine de Médicis qui espérait ainsi faire passer ses exigences auprès d'Antoine de Bourbon par son intermédiaire. C'est ainsi qu'Antoine délaissa peu à peu l'affection de Jeanne d'Albret, sa femme, et finit par se convertir à la religion catholique. Jean Calvin, affolé de cette conversion écrivit même :

« Il est tout à Vénus, […] la matrone, qui est expérimentée en cet art, a extrait de son harem ce qui pouvait attraper l'âme de notre homme en ses filets[2]. »

Louise donna à Antoine en 1554 un fils, Charles de Bourbon, qui entra dans les ordres et devint archevêque de Rouen en 1594, avant d'être délaissée par lui pour la maréchale de Saint-André.

Elle quitte la cour pour le château de Coulonges-les-Royaux, dans le Poitou, où elle donne naissance à un fils, Charles, et en 1564 à une fille, Claude, qui épouse le 27 mars 1587 François IV de La Rochefoucauld. Dans sa demeure poitevine, elle reçoit plusieurs personnalités importantes tels Catherine de Médicis, Marguerite de France, Michel de Montaigne et François Rabelais. Après la mort de son mari en 1565, elle est courtisée par Brantôme, qui lui adressera quelques vers passionnés :

Je n'ai jamais, Rouet, souffert douleur pareille
Et si ai de mon sang vu la terre vermeille
De lance, arquebusade et épée en maints lieux,
Crois donc que l'on n'éprouve en guerre plaie telle
Que celle qui nous vient au cœur par les beaux yeux
d'une chaste beauté humainement cruelle

Néanmoins, elle préfèrera accorder ses faveurs au célèbre Michel de Montaigne. La rumeur et la propagande protestante puritaine prétend que Louise de La Béraudière aurait servi à déniaiser Charles IX, mais l’historien Simonin rappelle que le retard sexuel de l'enfant roi rend impossible leur relation[3]. Plus sérieusement, elle aurait également été la maîtresse passagère du fougueux duc d'Anjou, au point d'en être enceinte[4]. Toute sa vie durant, Louise aura de nombreux soupirants, dont Claude de Clermont, vicomte de Tallard. Une nuit que Louise était las des mots d'amours répétitifs du vicomte, elle lui aurai déclamé :

« Si vous m'aimez tant et que vous soyez si courageux que vous dites, donner vous de votre dague dans votre bras pour l'amour de moi. »

Enfin, en 1580, elle rencontre Robert de Combault, seigneur d'Arcis-sur-Aube et maître d'hotel du roi, capitaine des garde de la reine, dont elle a deux filles: Claude et Louise. Mais après la mort de son fils lors d'un duel en 1586, elle disparait dans la solitude et le repentir.

Notes et référencesModifier

  1. web. généalogie[réf. non conforme]
  2. Jean Orieux, Catherine de Médicis, p. 276
  3. Michel Simonin, Charles IX, Paris, Fayard, 1995, p. 102.
  4. Pierre Chevallier, Henri III : roi shakespearien, Paris, Fayard, 1985, p. 442. On sait très peu de chose sur Louise de la Béraudière, les informations à son sujet restent très vagues

AnnexesModifier

Sources et bibliographieModifier

Articles connexesModifier